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lundi 9 août 2010

Il fait humide

La Saxe a actuellement quelques problèmes d'inondations. Le problème le plus grave est dans la région de Görlitz, à la frontière polonaise. La Neisse a en effet largement débordée suite à la rupture d'un barrage en Pologne. Le « raz de marée » poursuit tranquillement sa route vers le Brandebourg après avoir provoqué une montée des hauts de près de six mètres.

wasserstand-gorlitz.png

Source de l'image.

À Dresde, la situation est très loin d'être aussi critique, même si l'Elbe confirme une fois de plus son statut de fleuve vivant. Elle est montée de près de quatre mètres en une journée, pour atteindre le point le plus haut que j'ai connu.

Hauteur de l'Elbe

J'en ai profité pour aller faire un petit tour de nage dedans (il faut en profiter, interdiction pour les bateaux de circuler...). Le courant est cependant relativement démotivant (j'étais personnellement à peine capable de remonter le courant en nageant, je ne pense pourtant pas être très lent en nageant...).J'ai aussi fait quelques photos, on peut notamment voir le cinéma au bord de l'Elbe qui est désormais un peu submergé (et la saison du ciné vient donc de se terminer un peu prématurément...). Mon appareil n'avait malheureusement presque plus de batterie et je n'ai pas pu prendre la moitié de ce que je souhaitais (et le reste a été pris à l'objectif et non avec l'écran, ce qui limitait certains réglages).

vendredi 4 juin 2010

De la météo...

Juste un chiffre : 99,4 heures. Le temps d'ensoleillement à Dresde au mois de mai de cette année. C'est moins de la moitié de la moyenne (224,7h en 2009 et 263,7h en 2008 par exemple). Il y eu 9 jours sans aucun soleil sur ce mois. C'est le record minimal du nombre d'heures depuis au moins 1976 (j'ai pas les données pour plus tôt...). Et une pluie six fois supérieure à ce que j'avais connu en mai 2008 en arrivant...

En résumé : un bon temps pourri, espérons que le mois de juin soit plus clément !

samedi 24 avril 2010

De retour à Dresde

C'est de l'information pas très fraîche, un peu comme du poisson de Bretagne qui arriverait en Saxe pendant qu'un nuage de cendre se promène sur l'Europe. Mais voilà, je suis de retour à Dresde depuis la toute fin mars. Après six mois de vie en collocation à Rennes pour suivre ma dernière année de formation d'ingénieur, je fais donc désormais mon stage de fin d'étude à la faculté technologique de Dresde.

Le sujet de mon stage est l'amélioration de JAP, j'en avais déjà parlé un peu dans un précédent billet. Actuellement ce logiciel fonctionne très bien et garanti une navigation anonyme sur internet. Mais il est malheureusement trop facile à censurer. L'installation de serveurs de Mix est très coûteuse, et n'est donc pas envisageable à grande échelle. Un censeur peut bloquer les IP de ces serveurs, et c'est la fin du système. C'est là qu'intervient mon stage, permettre un système anti-censure efficace (par utilisation de relais en P2P, en faisant de l'IP over Skype, et toutes les autres solutions étranges que l'on pourrait imaginer...). L'objectif est d'avoir suffisamment de solutions pour forcer la censure à bloquer l'ensemble de l'internet, ou à ne rien bloquer pour quelqu'un qui utilise le logiciel.

Au niveau des conditions de travails, c'est plutôt cool. Je fais ce que je veux sur mon ordinateur, j'ai deux grands écrans, deux adresses IP publiques rien que pour moi et aucun filtrage en flux sortants. Et plus important, au niveau humain, ça se passe très bien avec mon chef. Donc je suis très content d'avoir choisi ce stage :)

Sans parler du logement qui sera le sujet d'un prochain billet, je suis content d'en avoir terminé la semaine dernière avec tous les points administratifs. L'inscription à la faculté a été un peu laborieuse (mais bon, c'est ça d'être un étudiant en dehors d'un accord, il y a plus de papiers à fournir que pour un erasmus...). En revanche, l'inscription à la ville à été des plus simples, J'avais de toute façon oublié de me désinscrire en sortant donc ils ont juste effectué un changement d'adresse. Et maintenant que tout ça est fait, je sais que je vais être tranquille pour les six mois à venir.

samedi 22 août 2009

Nouvelles en vrac

Le temps passe, et mine de rien, Dresde cela sent énormément la fin. J'ai cependant encore l'occasion de découvrir énormément de choses. Depuis le mois de juin, je me suis rendu quatre fois en Suisse Saxonne pour y faire des randonnées et dormir à la belle étoile (enfin pas exactement, plutôt dans une des grottes que l'on peut trouver facilement sur place). C'est fortement dépaysant, et permet de faire des week-end à une demi-heure de train.

Au jour le jour, la découverte des nombreux lacs qui existent à l'intérieur même de la ville de Dresde n'est pas désagréable. Rejoindre la campagne et se baigner dans un lac en utilisant uniquement le tramway, c'est un plus non négligeable (et encore, je pourrais y aller en vélo aussi...).Et puis c'est moins cher que la piscine et ouvert en permanence :) Pas de murs pour tourner à chaque longueur, mais on a vu pire comme désavantages.

D'un point de vue « vie locale », c'est reparti depuis le début du mois pour les campagnes électorales. Après la courte pause à la suite des élections européennes et municipales, la semaine prochaine c'est au tour du parlement de Saxe de se renouveler, le tout à moins d'un mois des élections fédérales. La campagne régionale me semble bien plus active que ce que j'ai pu voir pour l'instant et pourrait conduire à une modification importante de la composition du parlement, avec une grosse poussée des libéraux (qui gagnent de ma part le titre de la campagne la plus ennuyeuse, avec les mêmes slogans et pancartes quelles que soient les élections...) et une remontée du SPD (parti socialiste allemand), même si ce pour dernier vu le score de la législature précédente ça ne devrait pas être trop dur (avec 9,8% des voix seulement). Petit espoir également de voir le NDP (parti néo-nazi) sortir du parlement s'ils ne dépassent pas les 5%. La campagne du NPD est d'ailleurs assez violente, et les contre-campagne qui vont avec aussi. Comme la publicité politique est autorisée en Allemagne, cela permet de voir ce genre de choses dans les rues :

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Le texte sur la pancarte c'est « Va voter, avant qu'ils ne l'interdisent ».

Dans tous les cas je suis assez curieux de savoir les résultats, même si cette fois je n'aurais pas le droit de participer au scrutin. Le Parti Pirate présente lui aussi une liste pour la première fois en Saxe, et est déjà un peu plus visible que lors des élections européennes.

J'ai pu également commencer, après trois semestres, quelques points négatifs sur les allemands du coin :

  • J'ai rien contre les chiens (ils en ont beaucoup), mais en laisse dans les endroits « publics » comme sur les bords de l'Elbe, ça ne serait pas plus mal.
  • Le cliché de l'allemand de l'est qui se met un peu facilement tout nu n'est pas faux, que ce soit dans les vestiaires des piscines ou sur les bords des lacs.
  • Le téléphone portable n'est malheureusement pas interdit à l'intérieur des trains, contrairement à la France ou il est demandé de téléphoner sur les plates-formes.
  • La ponctualité de la Deutsche Bahn n'a pas grand chose à envier à ce que l'on peut connaître parfois en France.
  • Le centre d'information touristique officiel de la ville de Dresde qui n'accepte que le liquide, même pas les cartes bleues allemandes, ça fait rêver.


Ça reste des petites choses pas bien graves :)

vendredi 3 juillet 2009

flo++ (bis)

C'est fou comment parfois une simple photo peut résumer bien des choses.

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Et en plus, j'ai eu des cadeaux !

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Un grand grand merci c'était beaucoup trop bien. :)

mardi 30 juin 2009

Un peu d'actualité

Vous l'avez peut-être lu dans les journaux français, les bords de l'Elbe Dresdois et des alentours, qui étaient classés au patrimoine de l'UNESCO depuis 2004, ne le sont plus. La faute à la construction d'un pont, dans l'un des endroits naturels qui était les plus beaux de Dresde. J'ai tendance à penser que la majorité des Dresdois voulait ce pont (deux tiers des votants ont été « pour » lors d'un référendum local, et depuis confirmation à plusieurs reprises de l'équipe communale en place), et que c'est bien fait pour eux. Reste qu'à mon avis, cela ne changera pas grand chose à la vie Dresdoise (un peu de publicité et d'argent en moins, mais bon...).

Au delà du déclassement, j'ai depuis longtemps un petit coup de déprime quand je passe à côté des travaux en cours. Clairement, c'était mieux avant. J'espère que l'UNESCO restera ferme sur sa décision en refusant de reclasser « juste une partie » des bords de l'Elbe comme le souhaite la maire actuelle. Ils prévoient en effet de refaire acte de candidature (le beurre et l'argent du beurre, en somme, jusqu'à la prochaine destruction).

Juste quelques photos qui datent du début de l'automne, je n'ai pas eu envie de rephotographier ce coin depuis (il y a maintenant des grues tout ça...).

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Le début des travaux dans toute sa splendeur.

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Juste à côté, la photo a été prise du même endroit.

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Un peu plus loin vers la ville (oui le pont n'est pas vraiment « au centre » de la ville, même si la notion de centre est un peu biaisé dans cette ville).

lundi 8 juin 2009

Qui perd gagne

Curieuse ambiance en Allemagne ou la CDU, qui a perdu presque 6% de voix depuis 2004, crie partout victoire. La faute au SPD (ou aux votants, au choix :) ), qui à l'instar de son frère le parti socialiste s'effondre encore un peu plus. Cependant contrairement au parti socialiste, 2004 avait déjà été une année terrible, 2009 est pire, mais à peine. Le grand survivant du scrutin est la CSU, parti de droite bavaroise qui parvient à enrayer sa chute récente et à rester au parlement européen (faire 5% au niveau national lorsqu'on ne se présente qu'à un seul Land, ce n'est pas simple. Ils ont réussis à obtenir 7%, en baisse, mais ça suffit). Les Verts se maintiennent avec 12% des voix, pendant que les libéraux doublent presque leur score, en passant de 6% à 11%. Du côté de l'extrème gauche, Die Linke recule un peu en Allemagne de l'Est mais progresse en Allemagne de l'Ouest ou ils s'implantent scrutins après scrutins depuis quelques années. Au total, ils grignotent un grand pourcent en passant de 6 à 7,5%.

À Dresde en particulier la droite (FDP+CDU) progresse. À noter le parti pirate, qui s'il n'arrive pas à avoir un député comme en Suède, fait 2%, pour une première élection (bon ok à Dresde, mais 1,1% sur la Saxe, pas trouvé en Allemagne en général).

Pour les municipales Dresdoises, il a fallu attendre un peu plus longtemps vu qu'ils ont dépouillés les européennes en premier... L'extrême gauche recule violemment (il faut dire que à la précédente mandature, le groupe s'était scindé en deux, entre les « durs » néo-communiste qui refusaient de rejoindre Die Linke et les autres). Le NPD (extrème-droite néo-nazi) obtient deux sièges. Les verts font des scores ultra locaux impressionnants, avec entre 40% et 50% dans la Neustadt (quartier de la nuit le soir à Dresde). Je voulais faire un tableau pour résumer tout ça, mais le site de la ville le fait mieux que moi. Pour le résultat des européennes donné plus haut, je suis dans le bureau de vote 82300, ça fait déjà plein de listes que je n'ai pas pu voter étant donné quelles ont zéro voix... (mais c'est assez chiant à lire il faut bien l'avouer).

Et aussi, je n'ai pas trouvé les résultats parisiens, mais à Berlin les Verts manquent de peu la première place, à moins d'un pourcent de la CDU (bon cette première place serait purement symbolique, l'Allemagne est vraiment proportionnelle (bon ok c'est pas vrai faut faire 5%) pas comme en France qui a un système de scrutin construit pour écraser les petits partis). D'ailleurs c'est facile de savoir le nombre de députés en Allemagne, ils ont 100 sièges, donc un ordre de grandeur est facile à trouver rapidement... Il faut juste en rajouter quelques uns du fait des voix « perdues » des petits partis qui n'atteignent pas les 5%, mais ça ne change pas fondamentalement les choses.

dimanche 7 juin 2009

(Europa|Stadtrat)wahl

En ce 7 juin 2009 ensoleillé, j'ai été voter à l'école à côté de chez moi pour le conseil municipal et les européennes à Dresde. Vous vous souvenez peut-être de ma surprise l'an dernier pour ma première convocation l'an dernier. L'an dernier c'était l'exécutif communal (le poste de maire) qui était élu au suffrage direct à deux tours (tout le monde pouvait se maintenir pour le second tour, même à 0,5% des voix, c'est juste qu'au second le premier gagne, au premier il faut obtenir plus de 50%). Cette année c'est bel et bien le conseil municipal, avec le droit de vote pour les européens. L'accueil au bureau est très sympathique, j'avais peur de ne pas pouvoir voter pour les européennes vu que ce n'était pas inscrit sur ma convocation (on recevait les convocations avant la date limite de demande de vote en Allemagne... (ce n'est pas automatique pour les européennes contrairement au municipal pour éviter un double vote de chaque côté des frontières)), mais une simple vérification a suffit, ils avaient déjà rencontré le problème dans la journée.

Le vote en Allemagne est assez différent du vote français. Là ou les français utilisent un bulletin par candidat et une enveloppe, les allemands utilisent un unique énorme papier/bulletin. Dans l'isoloir est disposé un stylo et l'on doit cocher son choix. Pour les européennes c'était « presque » simple, seulement 31 listes, et une seule voix donc une seule case à cocher. Le parti pirate présentait l'une de ces listes, ainsi que quelques noms de listes qui m'ont surpris (une liste bavaroise notamment... Ou « Die Frauen », ce genre de choses). Pas de panachage de liste (réordonner selon sa préférence les listes, possible en Bavière par exemple). Pour les municipales c'était un poil plus complexe, car chaque votant a trois voix, qu'il répartit à son convenance. Je pouvais soit voter trois fois pour le même, soit répartir entre deux ou trois. C'est assez amusant comme concept et permet de nuancer lorsqu'on est pas certain de son vote.

J'étais enfin convoqué pour l'assemblée des étrangers à Dresde, mais je ne m'y suis pas rendu car d'une part ce n'était pas le même bureau de vote (et il était pas proche), et de plus je trouvais étrange de voter pour les municipales à la fois comme quelqu'un de local et comme un étranger (les européennes ont une double voix du coup, même si l'assemblée des étrangers n'a pas beaucoup de pouvoir son rôle est justement de représenter ceux qui n'ont autrement pas le droit de vote...).

Y'a plus qu'à attendre les résultats...

Ajout : et au passage, je signale que les machines à voter électronique ont été déclarées non constitutionnelles en Allemagne, aucune trace de ses aberrations par ici.

vendredi 8 mai 2009

Petit tour dans le passé

Comme le temps passe vite, il faut parfois prendre le temps de faire une petite pause pour raconter ce qui s'est passé :)

J'en étais resté au début du mois d'avril et le retour du printemps. Nous avions profité de ce retour pour aller à Leipzig, la plus grand ville de Saxe quasi voisine de Dresde (la différence de population est négligeable, mais bon...). Leipzig est une ville complètement différente de Dresde, c'est relativement dépaysant. Déjà pas de fleuve au centre qui forge un peu la géométrie de la ville, mais plutôt des canaux ou il est possible de naviguer avec des petites embarcations. C'était ma seconde visite de Leipzig, j'y avais déjà été invité par une amie l'an dernier. J'aime toujours autant la ville, mon seul regret est la présence de trop nombreux bâtiments abandonnés qui sont magnifiques, alors que durant ce temps là on peut voir des chantiers pour des nouvelles constructions dont le goût est discutable... Pour des raisons économiques nous avons mangés le lundi à la Mensa locale, et ben c'était pas terrible.

D'un point de vue « visite culturelle » le musée de la Stasi est très intéressant. Il est gratuit et conservé comme à l'époque, des citoyens ayant fait le pied de grue durant des mois pour empêcher quiconque de faire le nettoyage. C'est l'un des rares centres de la Stasi ou tout a pu être conservé. Il est très pédagogique, avec des explications claires et de très nombreux documents d'époque. Malheureusement même en deux visites, il est impossible de tout lire. D'un point de vu global, quelques photos de l'an dernier sont depuis longtemps disponibles, mais j'en ai ajouté quelques unes.

Pour le passage au mois d'avril, les Erasmus-Initiative locaux organisaient une randonnée cycliste vers Meissen. Il suffit pour cela de longer le bord de l'Elbe, avec une jolie piste cyclable sur quasiment tout le long. Malheureusement plus un groupe est grand, plus la probabilité d'aller vite est faible (surtout quand l'itinéraire n'est pas forcément le plus court possible...). Nous sommes donc à peine arrivés aux portes de la ville qu'il fallait faire demi-tour. Pire, comme je l'ai déjà raconté, le retour s'est soldé pour moi par un accident de vélo, et un retour moitié à pied moitié en train. Pour des raisons administratives ma ré-inscription à la faculté n'était pas encore validée, je n'avais donc pas de transports gratuits, et il a donc fallu payer ma place et celle du vélo... Une bonne fin de voyage en somme... Mais bon le reste c'était super, et quelques photos bonus.

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Après ben c'était la rentrée, le retour d'une petite routine quotidienne, ponctuée de parfois quelques surprises comme la vue de Dresde depuis un toit. Et quelques (re-)découvertes à Dresde, Industriegelände de jour (c'est un quartier d'anciennes usines, réutilisées désormais pour faire des bars et des lieux de fêtes nocturnes en tout genre), des endroits de la Neustadt bien cachés, le retour du nounours qui fait des bulles, que du bonheur.

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On arrive déjà le 18 avril, ou nous avons été à Görlitz. Görlitz est une ville Saxonne à la frontière avec la Pologne. Historiquement, Görlitz a toujours une ville unique, jusqu'en 1945 ou lors du découpage de l'Europe il a été décidé que la rivière passant au centre de la ville deviendrait la frontière. Il est impressionnant de voir les traces de cette unité, mais en même temps l'énorme décalage actuel des deux côtés de la rive. Lors de la réunification allemande, Görlitz a été l'une des villes à toucher le plus d'argent pour sa rénovation, et cela se voit (sans compter qu'elle n'a pas été détruite pendant la guerre, elle). Du coup, le centre historique fait face aux tours et immeubles communistes du côté polonais. Le tout est relié par une passerelle construite pour l'entrée de la Pologne dans l'espace Schengen. Dépaysement garanti en traversant simplement cette frontière qui n'existe plus. Autant d'un côté je me sens presque chez moi, autant de l'autre l'ambiance change complètement. C'est une ville qui rappelle un peu l'histoire moderne en somme, regarder la ville de haut par image satellite et rechercher à quoi elle ressemblait avec 1945 par rapport à maintenant est également très intéressant. Si vous passez par là, je vous la conseille :) Et j'ai pris plein de photos.

Au soir de la visite de Görlitz un ami de l'an dernier revenait pour 24h à Dresde, l'occasion de faire le point sur l'évolution de la ville, l'avancée des travaux, et de passer une très bonne journée, y compris en se promenant un poil en Suisse Saxonne avec ses paysages toujours autant magnifiques.

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Et en parlant de Suisse Saxonne, on y retournait la semaine suivante pour un week-end organisé par les Erasmus-initiative (enfin, en plus, deux amis organisaient pour être précis...). On l'avait déjà fait avec Jean l'an dernier, mais les organisateurs étaient différents. Et clairement, c'était mieux maintenant. On a fait beaucoup plus de randonnées, beaucoup plus de points de vues à couper le souffle (avec parfois des belles émotions rien que pour monter sur les rochers), une ambiance bien plus sympathiques, en moyenne très réussi (va juste falloir se battre pour récupérer les photos...).

Le mois d'avril s'est ensuite terminé par le début du moi de mai (c'est plein de bon sens ce que j'écris non ?), avec la visite pendant ce long week-end européen d'amis rencontrés à Brest. On a visité de jours et de nuit la Neudstadt le vendredi, on est monté en haut du funiculaire avec une vue très sympathique sur Dresde le samedi, en continuant par la Altstadt et finissant la journée par un barbecue sur le bord de l'Elbe. Le dimanche il fallait bien que tout le monde rentre chez lui, j'ai profité de mon voyage à l'aéroport de Berlin pour aller un peu plus au nord et rester l'après midi à Berlin avec Isabelle et Harold. Malgré la fatigue, j'ai adoré voir des quartiers que je n'avais pas encore vu dans cette ville à dimension non-humaine. Merci à tous d'être venu :)

Et le lundi, ben j'ai dormi...

mardi 5 mai 2009

Ganz kaputt...

Le premier avril dernier, durant une promenade sur les bords de l'Elbe, je rencontrais avec violence un cycliste lancé à pleine vitesse, moi même n'étant pas lent non plus avec mon propre engin à deux roues motorisé par moteur musculaire. Si par chance aucun dégât physique majeur n'était à déplorer (et je continue de me juger vraiment très chanceux, nos deux têtes s'étant tapée, sauf que lui il avait un casque...), mon vélo ne s'en est jamais remis. Deux roues voilées et un pédalier tordu qui ne peut plus faire un tour complet, ça n'aide pas vraiment à rouler.

Par chance, une amie connaissait quelqu'un partant de Dresde prêt à me céder son vélo pour un simple billet de couleur principale rouge. J'ai sauté l'occasion, et j'en est pas été du tout déçu (il était presque mieux que mon vélo précédent...).

Sauf que, un abruti (pardon pour le gros mot) a attaché un jour son vélo avec le mien à la Mensa. Probablement pas de la malveillance, ça ressemblait plutôt à une étourderie. J'étais donc coincé, ayant le choix entre laisser mon vélo sur place ou attendre que la personne repasse détacher son vélo. J'ai choisi la première solution, ayant moult choses à faire ce jour là et étant attendu pour un rendez vous. Je n'ai ensuite pas eu le temps de tout le week-end d'aller le chercher, et tant pis pour moi, des rigolos ont trouvés drôles de voler la selle et les deux valves des roues.

Du coup je suis de nouveau piéton... Autant rachteter une selle pourquoi pas, autant trouver des valves sans la chambre à air ça ne semble pas très simple. Du coup le réparer risque de devenir plus cher que d'en acheter encore un nouveau...

Ça a été l'occasion pour moi de résoudre un grand mystère. À la louche, je me jugeais équidistant de trois arrêts de tramway (la loose, c'est souvent mieux d'en avoir un très proche que 5 pas loin...). J'ai vérifié sur Openstreetmap, et effectivement, la différence n'est pas énorme (c'est les jolies croix rouges...).

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La station gagnante reste dans les faits toujours Reichenbachstrasse, car la route est directe et ne demande quasi rien à traverser. Mais on peut qualifier la différence de minime...

Ajout : on me souffle dans l'oreillette que j'aurais oublié un arrêt, celui ci étant en fin de compte le plus proche de tous à vol d'oiseau...

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samedi 4 avril 2009

der Frühling

C'est la deuxième transition hiver/printemps que je vois à Dresde, et elles se ressemblent beaucoup. La semaine dernière il neigeait encore, et pas qu'un peu, même si elle ne restait pas vraiment.

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Depuis mardi en revanche je n'ai pas sorti une seule fois le manteau, même la nuit un pull suffit. Pas un seul nuage en vue, une température de 20 degrés, c'est le printemps ! :)

lundi 23 mars 2009

Bretonische Woche in Dresden

Cette semaine, c'est la semaine de la Bretagne à Dresde. Un nom un peu pompeux en fait, vu qu'il ne se passe pas grand et que seule une « élite » est au courant. Mais néanmoins, c'est le bon moment pour apprendre que la Bretagne et la Saxe sont des régions partenaires. Il existe en France et en Allemagne des associations des amis de ce jumelage.

Concrètement les actions me semblent encore flous et pas très très visibles. Mais cette semaine, diverses activités étaient organisés par l'Institut Français de Dresde en collaboration avec l'association de l'amitié Saxe/Bretagne allemande. L'excuse est la visite du Vice-président de la région Bretagne à Dresde, et cela donne des expositions d'artistes, une projection de film sur la Bretagne de 1936, et aussi un concert de musique Bretonne ! Nous nous sommes rendus hier à ce dernier évènement (dernier dans mon énumération, mais premier de la semaine, logique quoi).

La musique était jouée par Bran, un groupe établi à Pragues et principalement Tchèque. Le seul breton de souche est le chanteur, mais cela ne les empêchent pas de jouer de la musique authentiquement bretonne et qui rappelle agréablement les Fest Noz. Je les ai vraiment trouvés très bon, j'ai été nostalgique un bon moment une fois le concert terminé. Seul défaut, c'était un concert « assis », ce qui ne s'adapte pas vraiment au style de musique je trouve... (mais ça s'adaptait pas mal du tout au public, mais c'est une autre histoire).

Et du coup, quelques photos de Bretagne à la suite, la mer ça manque un peu parfois à Dresde (s'il ne devait manquer qu'un truc...).

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dimanche 8 mars 2009

Alles gute ! (ou le temps passe vite)

Et oui, cela fait désormais deux jours que j'ai dépassé l'année à Dresde. Le 6 mars 2008 nous arrivions avec Jean le soir à Dresde, pour y emménager le lendemain. ironie de l'histoire, un ami de prépa aura emménagé le 7 mars 2009 dans cette même ville, que de choses ont changées durant cette année !

L'arrivée de cet ami m'a permis de faire un petit point sur mes connaissances de la vie Dresdoise, avec en bonus de fin de niveau la lutte contre les tramways qui avaient vraiment décidés de faire n'importe quoi toute la semaine (j'ai rarement vu autant de déviations de tous les côtés, avec des lignes de tramways qui passaient à des endroits complètement improbables par rapport à leurs trajets habituels). Au passage, j'ai découvert ou redécouvert pas mal de choses, il y tant de quartiers ou l'on passe une fois, mais qui ensuite, par habitude, on oublie de fréquenter. Ils ne manquent pourtant pas d'intérêt. Et même à des endroits ou l'on passe régulièrement, on oublie parfois de tenter de découvrir un peu en dehors d'un confort habituel (et pourtant, miam miam le Kebab, trop trop bon et trop cool comme endroit).

Au passage, j'ai vu l'Elbe plus haute que jamais (même plus haute que l'an dernier a la même époque), et en plus elle monte vite.

img_0942.jpg Hop le pneu dans l'eau.

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Bientôt l'eau sur le quai ?

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C'est tellement différent comme paysage de la vision en été, ou il faut l'imaginer deux fois moins large. Un peu comme juste au dessous, même si c'est pris d'un angle un peu plus haut (le pont en haut de la seconde photo est le même que celui pris sur la première).

Elbe ouest depuis Frauenkirche

Oui la météo était un poil différente...

Vivement le printemps et l'été, cela se réchauffe rapidement, mais encore bien trop de pluies à mon goût. Mais c'est fou comment le temps passe vite, je ne dirais pas que j'ai l'impression d'être arrivé hier, mais tout de même. Et je suis toujours aussi content d'être à Dresde, ce qui reste après tout l'essentiel. Et puis en plus être avec des gens dont il était complètement improbable de se trouvez ici ensemble, ça ne gâche vraiment rien :)

Rajout : j'avais oublié une petite photo, un peu à l'ouest de Dresde aujourd'hui (dans le « canton » de Dresde, mais plus vraiment la ville). Elle n'est pas de qualité terrible, mais je trouve le panneau vraiment très informatif.

Panneau dans l'Elbe

lundi 2 mars 2009

London

Pour la seconde fois de l'année, j'ai été faire un tour dans l'une des villes avec le plus de français au monde (paraît qu'ils sont quelques centaines de milliers, et clairement, sur place, ça s'entend assez facilement), gentiment hébergé par un ami. Fait notable, je n'ai vraiment connu aucun problème durant le voyage, rejoignant ma destination finale dans un temps tout à fait raisonnable (et de l'ordre de deux heures plus rapidement que la première fois...). J'y suis resté du jeudi soir très tard au dimanche après-midi.

Vendredi

Comme le vendredi c'est jour de travail, je me suis promené seul. Le soleil était au rendez vous (un temps presque d'été ! Surtout en partant de Dresde, ou la température était de 2 degrés...) j'ai pu dormir au soleil dans la pelouse du Saint Jame's Park. J'ai poursuivi la promenade à pied jusqu'au musée des sciences, en passant par Hyde Park et devant Buckimgham. Le musée des sciences est assez impressionnant et très complet. Il était trop grand pour être entièrement exploré en 2-3 heures, j'ai donc fait un peu le tri dans les expositions.

Parmi les endroits que j'ai préféré, je citerais sans hésiter l'histoire des mathématiques et des techniques de calculs. Il est très pédagogique, expliquant de nombreux concepts et leurs utilités, dont certains non triviaux. La vulgarisation des équations différentielles j'ai vraiment apprécié.

Explication des intégrales

Une explication des intégrales par le calcul de la surface sous la courbe

Surfaces d'équations Résultats d'équations sous la forme de surfaces.

En plus, ils ont des mécanos assez rigolos :

Mécano

Et d'autres vitrines assez sympas :

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La partie sur l'histoire des méthodes de calcul était également très intéressante. Depuis la décomposition des multiplications en séries d'additions simples, jusqu'aux super calculateurs, en passant par toute la série des machines à calculer. L'histoire est bien construite et très riche, on y parle également notamment de la difficulté d'obtenir des nombres aléatoires en informatique avec une ancienne énorme machine pour créer des nombres aléatoires. Du côté géométrie, ils ont de nombreux anciens outils de construction de formes géométriques et de dessins que je n'avais jamais vu auparavant.

Pas loin des mathématiques se trouvait le musée des télécommunications, ou j'ai été par contre assez déçu. Très peu d'objets (bon un gros commutateur téléphonique quand même...), et très peu d'explications de fonds. Hormis l'importance des télécommunications durant les guerres mondiales, c'est assez creux. Et encore on y parle même pas d'Enigma et de son craquage par les armées alliés. J'aurais mieux fait d'aller dans la partie maritime, ou je n'ai pas eu le temps d'aller plus tard. Cela ne gâche pas le reste que j'ai pu voir, comme l'histoire de la médecine, les objets technologiques dans nos vies selon les époques, les machines durant la révolution industrielle et enfin la conquête de l'espace. Le musée a lancé un Wiki sur les objets exposés, mais il est encore assez vide, Après une petite visite à la boutique, j'ai été rejoindre mon hôte et un autre ami qui arrivait de Paris.

Samedi

Le samedi la journée s'est surtout déroulée à Greenwich, pour changer de la ponctualité légendaire française (oui c'est nul comme blague).

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Outre la vue, le musée sur les recherches et l'invention d'un système portatif et fiable de la mesure du temps est intéressant. L'exposition des modèles est assez rigolote, ainsi que la démonstration des effets de la houle d'un navire sur une pendule traditionnelle à balancier (car si les anglais recherchaient à savoir l'heure, c'était bien pour pour calculer très facilement leur latitude lors de voyages maritimes, par le calcul du décalage entre l'heure solaire et l'heure indiquée par leur horloge).

En plus on y était à la bonne heure pour une démonstration du NTP de l'époque. À 13h chaque jour, après s'être lentement élevée, une boule rouge au sommet de la tour en haut de la colline chute pour indiquer au navire qu'il est exactement 13h, et ainsi pouvoir partir en mer en étant synchronisés. La chute en vidéo (860ko), attention c'est en ogg, lisible a priori avec tout bon vlc (vivement la balise <video> dans firefox).

L'après-midi nous avons visité le musée de la marine du même endroit, avec des parties plus ou moins intéressantes. Ça permet de réviser un peu son histoire, et de se souvenir du nombre de fois ou les anglais ont mis une raclée maritime à la France. Mais autrement, le contenu moyen n'était pas vraiment transcendant (à part l'exposition d'un super bolide maritime qui est assez impressionnant, et à la rigueur les vêtements de l'amiral Nelson qu'il est marrant de se dire qu'ils ont été conservés aussi longtemps, le contenu ne sortait pas vraiment du lot) (et on a toujours pas compris comment la balle qui a tuée Nelson en rentrant par l'épaule a pu lui perforer le poumon).

Les voyages aller et retour ont permis de passer dans le quartier des grandes tours des banques, avec des jolis canaux artificiels, clairement c'est assez classe. J'aimerais pas forcément y travailler ni voir le monde qui peut s'y affairer en journée, mais le week-end c'est rigolo à voir.

Dimanche

La journée du dimanche a été assez courte, c'est le jour ou l'on est parti le plus tard et je devais partir pour 16h afin d'avoir mon avion. On a tout de même pu voir une exposition sur un concours pour dessiner le futur bus de Londres avec quelques modèles assez sympathiques. Un amuseur public dans la rue nous a aussi fait passer un bon moment. Et une énorme pause en mangeant dans un bon restaurant, ce n'est pas désagréable non plus.

Le retour m'a semblé bien plus long que l'aller (la fatigue probablement). Notamment dans le train entre Londres et l'aéroport, je me suis endormi et réveiller en sursaut à plusieurs reprises, ce n'est pas très agréable. Grosse frayeur également à l'aéroport, ou mon avion est parti en retard, et je n'avais pas de marge à Berlin pour mon co-voiturage jusqu'à Dresde. Heureusement nous avons rattrapés en vol une bonne partie du retard, et la méthode de placement d'easyjet permet de pouvoir sortir rapidement si on le souhaite (suffit de marcher plus vite que tout le monde entre la salle d'attente et la porte d'embarquement lorsque la porte est annoncée, et hop on est dans les premiers à monter et donc à choisir sa place (si on exclut ceux qui paient plus cher pour monter en premiers bien évidemment, mais ils sont peu nombreux). Du coup j'étais pas loin de la porte pour sortir :)

D'ailleurs le co-voiturage est une expérience à renouveler de toute urgence. Je n'avais jamais vraiment regardé, mais l'aéroport Schönefeld de Berlin est au Sud de la ville, comme Dresde ! Du coup la sortie de l'aéroport mène directement vers l'autoroute en direction de Dresde, à 160km seulement. Autant dire que c'est très rapide, en une heure et quart on peut faire le voyage entre le parking de l'aéroport et la porte de ma maison, le tout pour un prix défiant toute concurrence. En plus les allemands sont très organisés avec un site très bien fait que tout le monde utilise. Il serait dommage de s'en priver.

En conclusion, un très bon week-end à voyager et revoir deux amis, et sans soucis de transports. C'est vraiment très cool :) J'ai même réussi à penser la tête dans le bon sens pour vérifier la présence de voitures sur la route pour traverser, c'est dire.

vendredi 13 février 2009

26er Ring

J'avais quelques soucis de compréhensions en lisant un peu la presse locale ainsi que les déviations de transports pour demain. Il était écrit « aucun transport à l'intérieur du 26er Ring ». Soit. Mais c'est quoi ce truc ? Une rapide recherche me fait arriver sur la page Wikipédia correspondante. Soit. On progresse, une ligne de tramway entre 1909 et 1990. Sauf que cela devait être trop facile de mettre un plan pour bien visualiser.

Je repars donc sur google Image, et j'arrive justement sur un plan, sur Wikipédia...

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En résumé, les transports seront globalement paralysés, j'avoue je m'y attendais un peu. Mais j'en profite pour râler un poil, Wikipédia ne permet pas le transport de compte sur différentes langues. J'aurais bien modifié l'article, pour rajouter le plan (le plan existe, l'article existe, ça coûte pas cher de rajouter l'un dans l'autre...). Sauf que mon compte français ne fonctionne pas. Reste alors l'édition anonyme ? La dernière fois que je m'y suis résolu, ma version a mis quinze jours à être « validée », comme le sont les éditions anonymes sur la version allemande de Wikipédia. Bref c'est pas cool. Reste à s'inscrire, mais ça perd un peu l'idée du suivi des actions d'un utilisateur... M'enfin...

Ah oui, et toujours en lisant la presse, j'ai appris à dire « canon à eau ». J'espère qu'elle sera un peu salée, il est prévu -2 tout de même.

Ajout : j'ai mis un petit point rouge sur la carte tout en bas, c'est chez moi :)

mercredi 11 février 2009

Saint-Valentin

Ce week-end pourrait être pas mal de chose, la Saint-Valentin ou guiling mangera un tartare au saumon, la peut-être sortie de Debian 5.0 (Lenny), mais par chez moi cela risque surtout d'être un gentil concentré de tensions et de matraques.

Résumons l'affaire, Dresde, gentille ville allemande, est le symbole de la « barbarie » alliée durant la seconde guerre mondiale, avec des batailles d'historiens pour connaître le nombre de morts exacts (que l'on ne saura jamais), savoir si oui ou non ce bombardement était utile militairement, pourquoi avoir utilisé des bombes incendiaires, et tout un tas de choses dont je ne suis pas spécialiste. Pour plus d'informations vous pouvez survoler l'article Wikipédia français ou mieux l'article très riche allemand (et qui comporte énormément de référence). Clairement ce sujet est vraiment explosif et sensible, et ne laisse pas grand monde indifférent.

Pour revenir dans le sujet, ce bombardement a eu lieu du 13 au 15 février 1945. Tous les ans donc l'extrême droite locale (enfin, locale au sens très large) se regroupe dans les environs de ces dates pour une « marche funèbre ». En face, des contre manifestants (précaution d'usage : cet appel n'est probablement pas représentatif de la pensée de tout les contre manifestants) et ils seront nombreux (probablement plus nombreux que les « pas contre » d'ailleurs). Au milieu, des milliers de policiers. Je prévois que Dresde ne sera pas la ville la plus romantique de la journée, mais que par contre pour aller au restaurant le soir, il vaudrait mieux être accompagné...

samedi 7 février 2009

Skat

Depuis le temps que je pensais le faire, voici un petit article sur l'un des jeux de cartes les plus populaires en Allemagne : le Skat (enfin populaire, un peu comme le tarot peut l'être en France quoi). C'est un jeu de carte cousin germain de la belote, avec un jeu de 32 cartes, 3 joueurs cependant.

Première petite feinte, les cartes ne sont pas carreau/cœur/pique/trèfle mais sont respectivement remplacées par Schellen/Rot/Grün/Eichel. Et il n'y a pas que le nom qui change, mais également l'apparence. Comme j'ai pas trouvé facilement d'images redistribuables sur Internet je ne vais pas pouvoir faire mieux que vous montrer les symboles disponibles sur Wikipédia (j'aurais voulu des images de cartes complètes, mais tant pis) ;

Pour débuter une partie, on commence par distribuer 10 cartes à chacun (2 lots de 3, 1 lot de 4, l'ordre n'est pas important) et 2 cartes au milieu. Il devient alors important de connaître la valeur des cartes pour pouvoir trier votre jeu. Mettez les valets de côtés, ils seront toujours de l'atout. Ce sont les cartes les plus importantes du jeu, dominantes sur toutes les autres. Leur « force » est dans le même ordre que les couleurs mises au dessus, Schellen le moins fort, Eichel le plus fort (le valet Eichel est donc la carte la plus forte du jeu).

Ensuite dans les couleurs, c'est comme à la belotte, As/10/Roi/dame/9/8/7. Et pour les valeurs en point, de même, 11 pour un as, 10 pour 10, 4 pour un roi, 3 pour une dame, 2 pour les valets (et oui même si les valets sont très très forts, ils ne valent rien). Une fois cela fait, va commencer la partie la plus déroutante du jeu, qui lui donne cette réputation de « difficile à comprendre ». On joue à 1 contre deux, le preneur contre la défense. Pour déterminer le preneur, on effectue des enchères. Pour savoir jusqu'à combien vous pouvez enchérir, il va falloir consulter (et comprendre !) ce tableau :

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Dans les colonnes, la présence ou l'absence des cartes des valets correspondants. Dans la dernière colonne, le nombre multiplicateur auquel vous aurez le droit. Et ensuite, en dessous du tableau, la valeur de chaque couleur. Cette valeur est importante pour le choix de l'atout, après avoir gagné les enchères, vous choisissez l'atout dans la limite de vos points. Imaginons que vous ayez les valets Eichel/Grün/Schellen, vous gagnez un coefficient multiplicateur de 3. Vous pouvez donc dans tout les cas annoncer jusqu'à 36. Sauf que si vous le faites, vous n'aurez la possibilité que de choisir Eichel comme atout. Si vous n'annoncez que 27, vous pourrez choisir les quatre couleurs (3 * 9 ≥ 27, 3 * 10 ≥ 27, etc). On peut s'arrêter à tout instant si l'on ne souhaite pas prendre. Ces enchères permettent aussi d'évaluer le jeu de l'adversaire. S'il annonce 24, puis s'arrête, il voulait probablement prendre à Eichel avec un coefficient de 2. Vous avez le valet d'Eichel, il a donc probablement le valet Grün ! Et encore, ceci est un exemple simple.

Une fois cette phase, parfois douloureuse pour les débutants (surtout que sincèrement, ce tableau est l'explication la plus claire possible je pense, essayez de l'expliquer à l'oral pour voir...), le vainqueur de l'enchère empoche les deux cartes du centre. Il enlève ensuite deux cartes de son jeu (comme le chien au tarot), pour ré-obtenir le même nombre de carte que ses camarades de jeux. Il annonce alors la couleur de l'atout (qui doit bien correspondre à ce qu'il a annoncé en terme de points, sinon c'est tricher).

Le joueur à la suite du donneur commence la partie. Il n'existe qu'une seule règle, on doit toujours fournir si on le peut. Par contre aucune obligation de couper, de sur-couper, de monter à l'atout, rien de tout cela. Il faut par contre prendre garde, les valets sont de l'atout, quelle que soit leur couleur. Si quelqu'un joue de l'atout, vous pouvez/devez les jouer. En revanche si quelqu'un joue une couleur autre que l'atout, vous n'avez pas à les jouer sauf si vous souhaitez couper.

À la fin de la partie, on compte simplement les points avec les valeurs données plus haut. Il n'y a pas de 10 de der, donc on arrive à 120 points. Le preneur gagne la partie s'il parvient à faire 61 points, sinon il chute et les 120 points vont à la défense.

Voilà pour les règles « de base », qui suffisent globalement à briller en société. Il y a ensuite de nombreuses règles qui peuvent s'ajouter, avec par exemple :

  • Le jeu sans couleur d'atout. Les valets restent par contre atout (donc seulement 4 atouts dans le jeu). C'est une couleur à part entière lors des enchères, qui vaut alors 24 points
  • Prendre sans le Skat (chien), qui permet un bonus d'un sur votre coefficient multiplicateur lors des enchères
  • Le jeu à cartes ouvertes, qui de même donne un bonus multiplicateur pour prendre

Je finirais par dire que personnellement j'aime beaucoup ce jeu. Il a le rythme sympathique de la Belote, un certain intérêt à réfléchir au jeu des adversaires lors des enchères (et pas aussi bourrin que la coinche ou l'on connaît toutes les cartes ou presque avant le début), et les valets qui rappellent un peu les atouts au tarot (une valeur quasi nulle, mais une force de frappe incomparable).

En conclusion : moi j'aime bien :)

lundi 2 février 2009

Norwegen

La neige étant presque complètement fondue à Dresde, j'ai profité de ce week-end pour aller en chercher en dehors de l'allemagne. J'aurais pu aller à Brest : s7301447.jpg

Mais la probabilité d'avoir de la neige était pas très élevée (et merci geekou pour la photo), j'ai donc choisi une valeur sûre en me rendant à Oslo. Le voyage, et c'est à noter, s'est déroulé sans accroc. Hormis un petit doute devant les distributeurs de billets pour le S-Bahn à Berlin qui ne prend pas de billets d'une valeur supérieure à 10€, et les télévisions annonçant les portes de décollage en pannes à l'aéroport qui ont provoquées quelques retards, aucun soucis (et un bug subtil, genre pas un écran bleu, mais juste des informations erronées/non complètes). J'en profite pour remercier les compagnies aériennes à bas coût, qui permettent de voyager pour des prix abordables (j'ai plus payé en train et correspondances qu'en avion, et pourtant je paie le train 50% moins cher en Allemagne...).

Enfin toujours est-il que je suis arrivé le vendredi vers 15h, et que pour la neige et le froid je n'ai pas été déçu. Au niveau de l'ambiance générale, j'ai été impressionné du respect que les voitures ont envers les piétons, elles s'arrêtent pour laisser passer en ville comme en pleine campagne. Et également par leur nombre de distributeurs de billets, on peut en trouver un toutes les 30 secondes. Mais ce n'était pas le plus intéressant de la visite.

Mon hôte m'a accueilli avec un bon nombre de produits locaux. C'était très loin d'être désagréable, pour avoir l'énergie nécessaire pour partir à l'assaut de la ville la nuit. Il m'avait prévenu, mais effectivement la moyenne d'âge dans les bars est assez impressionnante. On se sent jeune devant toutes ces personnes de 30/40/50 ans. Et les videurs à l'entrée, ben ça fait peur.

Cependant cette première journée était surtout l'occasion de beaucoup discuter, et de faire les premières découvertes de la ville. Mais la fatigue du voyage a vite rattrapée, donc peu de choses à raconter.

Le lendemain a été bien plus actif, avec la visite de la ville. D'abord petit tour par le port, pour revoir un peu la mer (c'est plutôt sympa après autant de temps à Dresde).

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Juste à côté du port se trouve une petite forteresse, qui est encore utilisée comme base militaire, avec des jolis gardes qui font certainement autant leurs rondes pour les touristes que pour être utiles. On y trouve des canons de toutes les époques, en terminant par des chars relativement modernes. C'est assez surprenant la facilité que l'on peut avoir à visiter tout ça, à comparer avec la carte d'identité obligatoire pour entrer dans une piscine sur une base militaire française...

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Une petite image bonus d'un garde qui patrouille (si si, le gant blanc qui dépasse de l'arbre est un garde en plein déplacement) :

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La suite de la visite vers le palais royal :

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Il est situé sur une colline, et permet ainsi d'avoir un petit point de vue sur les environs. Mais bon, soyons honnêtes, Oslo n'est pas une ville si jolie que ça. Certains bâtiments sont sympathiques, mais en moyenne l'architecture n'est pas exceptionnelle. La faim et le froid nous travaillant, nous avons été nous ressourcer en énergie dans une des rares entreprises qui affiche un bénéfice en augmentation de 80% en 2008, malgré la crise (pardon famille tout ça). D'ailleurs les steaks hachés y sont scandaleusement maigres là bas...

Après cette petite pause bien méritée, une petite visite aux canards du parc s'imposait. Ce parc est très particulier, mais en hiver il est vraiment sympathique je trouve.

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Et pour quand il fait chaud (même si la notion de « chaud » doit-être tout à fait relative) on peut y trouver une piscine de 50 mètres découverte, avec des toboggans et une fosse à plongeon. Ça doit multiplier encore le facteur sympathique de l'endroit. Par contre, parfois, la neige s'accumule un peu, et les escaliers sont plus que dangereux (des marches pleines de glace, il ne faut surtout pas s'arrêter pour prendre une photo on va dire :) )

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Je suis loin d'avoir tout vu de ce parc, mais il était en tout cas très agréable de se promener à l'intérieur. Je pense que nous y sommes restés bien plus d'une heure, et pourtant il y a certainement encore moult choses à découvrir. Mais la nuit approchait, et le froid finissait par se rappeler à mes orteils. Nous sommes donc partis au chaud dans un bus, afin d'aller sur une presque île d'Oslo (que l'on me pardonne, je ne connais pas son nom). Toujours est-il qu'on peut y trouver la ferme royale, mais aussi et plus intéressant une tonne de musée, et encore plus intéressant des plages avec de très beaux points de vue sur la rade (je les mettrai un jour sur la galerie photo, mais j'ai pas encore vraiment trié toute cette partie là). Voir de la mer gelée, même à petite dose, c'est tout de même assez impressionnant. Le manque de marée dans la baie est également surprenant, c'est à peine si les gens semblent s'en soucier tellement les mouvements sont faibles. C'est presque un lac salé...

Nous rentrons à la tombée de la nuit, en passant visiter auparavant une petite boutique vendant des produits comme des huîtres française, des boîtes ou il est écrit « Cuisses de canards », mais néanmoins pour y acheter du saumon cette fois. Après le goûter, C'est l'occasion de se renseigner un peu sur l'histoire du pays, qui n'est pas vraiment à l'honneur dans nos livres scolaires. Nous ressortons après un repas à caler un ogre, et je peux résumer cette soirée par le plus beau Bloody Mary que je n'ai jamais bu. Il est seulement deuxième au niveau goût dans tous ceux que j'ai pu goûter, mais il reste vraiment excellent, et puis, quel style ! La photo ne lui rend pas complètement justice, on voit mal le zeste de citron enroulé à l'intérieur du verre. Bref que du bonheur, il faut juste du coup ne pas être pressé d'être servi.

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Par contre il n'a pas l'air envisageable de rester très tard, la moyenne d'âge augmente vite, les videurs arrivent entre 22h et 23h, et comme la vente d'alcool est interdite au moins de 23 ans dans les supermarchés, je vous laisse imaginer la suite. Il est probablement imaginable de trouver un endroit ou entrer, mais plutôt que de tourner dans le froid nous préférons aller profiter d'un sommeil bien mérité.

La suite le dimanche, avec « la » journée de l'immersion culturelle. Nous commençons par la visite du musée Munch, Les contrôles de sécurité y sont dignes d'un aéroport, mais c'est assez joli, et gratuit pendant l'hiver (à notre grande surprise). Il se visite en un peu plus d'une heure, et valait vraiment le détour. Après un petit café, nous partons à la recherche de nourriture. Pour changer de la veille, nous trouvons un petit restaurant français, très très agréable, avec une ambiance qui rappelle vraiment la maison. Et leurs pâtisseries, même un peu secoués, restent très bonnes (un petit article bonus). Et pourtant, les prix restent complètement abordables, bref que du bonheur.

Nous continuons la journée par une sortie luge, accompagnés de personnes germanophones. Partir à Oslo pour faire de la luge avec des Allemandes, quoi de plus normal ? Malgré quelques petits soucis d'organisations, c'était très sympathique. La piste de luge est longue de quelques kilomètres, et ensuite le RER local remonte en haut (5-6 stations à parcourir, si ça peut vous donner une idée de la distance parcourue). Comme nous avions eu un peu de retard à la suite de la découverte du restaurant français (on pensait au début manger un sandwich), nous n'avons eu le temps de faire que deux descentes. Mais les paysages (dommage pas de soleil) sont magnifiques, et faire de la vraie luge sur une piste réservée à ça, c'est vraiment très amusant.

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Comme suite à ça, nous n'avions pas assez froid de s'être roulés dans la neige, nous rentrons sur une bonne partie du chemin à pied, par la route avec une vue magnifique sur la ville d'Oslo. Mais par contre, pour les photos de nuit, je ne suis pas encore vraiment au point.

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Nous dégelons au sens propre dans le train, puis rentrons pour changer quelque peu les affaires. Comme bien entendu je voyageais sans valise, on a fait avec les moyens du bord.

Le week-end se termine, et le réveil est assez dur le lundi matin. Mais aucun soucis de voyage au retour non plus (même l'IC entre Dresde et Berlin était à l'heure !), et 9h après le réveil j'arrive à Dresde, ou la neige a finie de fondre durant mon absence. La bonne nouvelle, c'est que les gens parlent de nouveau une langue compréhensible, ce qui n'est pas désagréable (même si soyons honnêtes, je n'ai pas souvent eu besoin de parler, du pur tourisme de visite, mais peut-on vraiment faire plus en un week-end ?).

mardi 6 janvier 2009

Les nuances de gris, ça flash sur le blanc

Pour une fois cette année, en hiver c'est l'hiver. Et cela pas qu'en France, mais bien dans toute l'Europe. Sauf bien entendu à Dresde. La preuve par nos voisins de palier qui viennent de sortir le bateau de plage pour profiter de la chaleur.

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Cette excentricité mise à part, nous avons frisés le -15 degrés en journée aujourd'hui. Il fait froid depuis le 30 décembre (source : un colocataire), avec des chutes de neige régulières. Et comme il fait suffisamment froid pour qu'elle ne fonde pas, ça s'entasse progressivement (malgré un beau temps relatif, comme aujourd'hui, mais quand il fait beau il fait encore plus froid). Première conséquence, ma petite voiture à qui j'avais promis un plein d'essence en soldes va rester sans bouger encore un peu, mettre des chaînes pour aller faire le plein ce serait un peu dommage.

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Bien entendu les services de déneigement font ce qu'ils peuvent (d'ailleurs c'est marrant il y en a de toutes les tailles, de la tondeuse customisé pour sécuriser les chemins d'une école, en passant par les énormes chasses-neiges d'autoroute). Mais ça n'empêche pas que dans ma rue, c'est pas encore ça.

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Mais je me plains pas, je n'avais jamais vu autant de neige (en dehors de vacances en altitude), et ça fait plaisir de boire un thé en regardant par la fenêtre les flocons tomber.

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Je n'ai cependant pas eu le courage de m'éloigner beaucoup des lieux nécessaires à ma vie de tous les jours. Je suis persuadé que certains endroits sont magnifiques à Dresde sous la neige, mais avec quelques degrés de plus ma motivation pour les voir augmenterait fortement (des prévisions optimistes prévoient entre -1 et -9 samedi, ça sera peut-être une excellente occasion de voir de beaux paysages).

mercredi 17 décembre 2008

Votre profession

Plus que votre profession, je parlerais plutôt ici des études. Et de comment les gens réagissent quand vous annoncez ce que vous faites.

  • Si vous dites être physicien, on vous demandera pourquoi la téléportation n'est pas possible, pourquoi les trous noirs, et vous pourrez expliquer avec panache les mystères de l'univers. Par contre, le fonctionnement du micro-onde dans la cuisine, tout le monde s'en fou.
  • SI vous faites des études de télécommunications, on vous demandera pourquoi ça capte pas, pourquoi c'est si cher (spécial dédicace à l'étranger), est-ce que les antennes relais sont vraiment dangereuses, et vous aurez beau expliquer que vous n'avez pas toutes les réponses, vous serez catalogués dans les méchants qui mentent à l'humanité pour gagner plus d'argent.
  • Si vous êtes biologistes, ou tout autre branche approchant, on vous parlera de mal de dos, de grippes, on vous demandera si on va tous mourir à cause du H5-N1 (même si c'est plus trop de saison, mais j'avais plus d'autre exemple en tête).
  • Si vous êtes littéraire, on vous demandera de relire les différents rapports de tout un tas de scientifiques catastrophiques en grammaire. Et peut-être parler aussi un peu littérature, mais c'est pas gagné.
  • Si vous êtes chimistes, le coca avec le mentos, ça ne loupera pas.
  • Si vous étudiez l'économie, vous n'êtes pas trop dans l'air du temps.
  • Si vous êtes informaticien, on vous apportera un ordinateur et on vous dira « ça marche pas ». À vous de tenter de sauver le monde sur un truc dont vous n'y connaissez absolument rien (ou tenter d'expliquer pendant longtemps que vous avez beau étudier le Lisp, ça ne permet pas de réparer « insérez ici un logiciel connu ».
  • Si vous êtes mathématicien, vous aurez le droit à un regard admiratif, puis rapidement compatissant. Et c'est tout.

Parfois (pas souvent non plus), j'envie les physiciens. Et je regrette de ne plus pouvoir dire « bah en fait tu vois, moi je fais des maths ».

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