Allemagne › Culture Allemande

Différence de cultures entre deux pays séparés par le Rhin.

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lundi 7 janvier 2013

Nouvel an

Pour la première fois, j'étais en Allemagne pour le changement d'année. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était très impressionnant. Nos voisins du Rhin ont une tradition : tirer des fusées d'artifices, en grand nombre. Nul besoin pour les autorités d'en organiser un, l'ensemble de la ville devient un immense champ de tir.

J'ai pu en profiter depuis un toit permettant d'avoir une vue à 360 degrés sur la ville. Et nul besoin de réfléchir à la direction du regard, les explosions provenaient de partout. Ça commence avant minuit, et se poursuit pendant une bonne heure en ralentissant très doucement. Je n'avais vraiment rien vu de ce genre dans ma vie, avec un nuage se générant petit à petit au fil des explosions. En redescendant dans la rue, ça sentait la poudre.

L'inconvénient, c'est que le cliché de l'allemand respectueux de son environnement en prend un coup. Les cartons des fusées, des pétards, et tous les emballages qui vont avec, sont tout simplement laissés sur place. Les rues ressemblent à une énorme poubelle, et rien n'est épargné. Les bords de l'Elbe comportaient encore de nombreux déchets quelques jours plus tard. Autre inconvénient, j'ai pu lire dans les journées que les pompiers passent vraiment une mauvaise nuit.

En tout cas, je recommande de le faire au moins une fois dans sa vie, ça en met vraiment plein la vue.

vendredi 3 août 2012

Le droit électoral allemand

J'ai déjà parlé ici même des mandats supplémentaires pour les élections législatives allemandes. J'ignorais cependant que c'était un vrai sujet de débat et de critiques en Allemagne.

En 2008, la cour constitutionnelle de Karlsruhe a en effet déclaré le code électoral fédéral inconstitutionnel. La faute à un petit effet pervers des mandats supplémentaires : en gagnant des voix sur la seconde voix (la partie proportionnelle), un parti peut perdre des sièges. Un équivalent du paradoxe de l'Alabama, qui n'est pas très agréable pour l'électeur (que voter pour un parti puisse lui faire perdre des sièges étant assez compliqué à accepter...) Le code électoral devait donc être revu, avant juin 2011, sous peine de se retrouver sans loi.

C'est ce qu'a fait la coalition conservatrice/libérale au pouvoir, à la fin de l'année 2011, soit avec cinq mois de retard. L'idée était de changer la méthode de calcul des répartitions des sièges avec la seconde voix pour diminuer cet effet de "vote négatif", tout en continuant d'attribuer des sièges supplémentaires (la coalition en question ayant le pouvoir uniquement grâce à ces mandats, on peut imaginer qu'elle souhaite les conserver...). Le calcul des sièges ne se ferait ainsi plus au niveau des länders, mais au niveau fédéral, diminuant l'effet négatif par un unique calcul et non plus 16 différents. Un avantage de cette réforme, défendu par les libéraux, est que les petits partis ne seraient plus défavorisés dans les petits länders (à Brème par exemple, il n'y a que deux circonscriptions. Si la théorie dit qu'on peut y obtenir un siège à partir de 5% des voix, il en faut en réalité plus. Les voix de ce parti obtenant 5% sans obtenir un siège sont ainsi "perdues" (un peu comme les élections européennes "proportionnelles" en France, découpée en plein de régions pour favoriser les grands partis)).

Cette réforme était loin de satisfaire tout le monde, elle n'a d'ailleurs pas été votée par l'opposition. Le premier argument est que l'effet des "voix négatives" n'était pas corrigé. Certes diminué, mais le problème de fond restait. Le second était l'augmentation des mandats supplémentaires. Une projection en siège d'un institut de sondages donnait ainsi 36 sièges supplémentaires contre 25 actuellement en prenant les résultats des dernières élections. Un autre effet "pervers" était aussi d'augmenter le poids électoral des länders qui ont une participation plus élevée que la moyenne (et en gros, diminuer l'influence des länders de l'ex-RDA)

L'opposition des sociaux-démocrates et des Verts a donc déposé un recours, considérant cette loi comme étant non-constitutionnelle, introduisant un biais de plusieurs millions de voix (le SPD parle d'un avantage de 1,6 millions de voix pour la CDU, auquel il faut ajouter l'avantage que le SPD lui-même peut en retirer...).

C'est ce recours qui vient de conduire à la décision de la semaine dernière : la nouvelle loi est refusée, elle favorise trop les grands partis. La cour ne remet pas en cause le principe des mandats supplémentaires, mais considére qu'un nombre supérieur à 15 est une anomalie (la cour considère que plus de la moitié d'un "petit" parti ayant tout juste 5% (soit environ 30 sièges) déséquilibre le vote) . L'Allemagne est donc dans une situation peu pratique, elle n'a plus de loi électorale valide. Le législateur va devoir se dépêcher pour trouver une solution avant les élections à l'horizon automne 2013...

mercredi 14 septembre 2011

Dipl.Ing.

Être en Allemagne, c'est aussi avoir le droit à ce genre de choses :

Titre ingé

Y'a pas à dire, ça pète d'avoir le titre d'ingénieur sur la porte...

lundi 18 avril 2011

De l'effet des mandats supplémentaires

Les allemands aiment les systèmes de votes un peu complexe, le Baden-Württemberg n'y fait pas exception. J'ai failli attraper un mal de crâne en tentant de le comprendre.

En résumé, le land est divisé en 70 circonscriptions, qui appartiennent chacun à l'une des quatre zones géographiques (Stuttgart/Karlsruhe/Freiburg/Tübingen). Ces 70 circonscriptions élisent au suffrage uninominal à un tour les 70 premiers députés.

Les 50 suivants sont élus à la proportionnelle, avec une seconde voix (l'électeur peut ainsi voter différemment pour la partie élection directe et la partie proportionnelle). On obtient donc en théorie un parlement de 120 députés. Voilà pour le principe général.

En détail, la répartition du nombre de sièges se fait au niveau du Land, à la proportionnelle. C'est à dire qu'un parti obtenant 25% des voix (du deuxième vote, la partie proportionnelle) a le droit à 30 sièges dans l'assemblée, au niveau du Land. Mais pour savoir qui est vraiment élu dans ce parti, on réparti le nombre de sièges dans les quatre zones géographiques en fonction des résultats du parti dans chacune d'entre elle. On peut imaginer ainsi que notre parti à 25% obtienne 8 sièges dans la zone de Stuggart, 8 à Karlsruhe, 7 à Freiburg et 7 à Tübingen.

Ensuite, qui est élu dans ces grandes zones géographiques ? D'abord les candidats « directs ». Si huit candidats sont arrivés en tête dans la zone de Stuggart, on prend ces huit candidats et le calcul est terminé. Si moins de candidats que ça ont été en têtes, on prend ceux qui ont obtenus les meilleurs pourcentages sur leur nom (ainsi si un candidat d'un parti a 27% dans une circonscription et un 23% dans la voisine, on prend celui à 27%).

Tout ça se passe bien si aucun parti n'a « trop » d'élus en première voix. Ça ne se fait pas de renvoyer un candidat élu directement sous le prétexte « vous n'avez pas obtenus assez de voix à la proportionnelle ». Un candidat populaire ne doit pas être écartés du fait des mauvais résultats de son parti. Du coup, tous les élus en trop sont conservés et tout simplement ajoutés à la nouvelle assemblée, en mandats supplémentaires. Et on arrive à un problème quand on a une carte qui ressemble à ça :

BW_Wahlkreise_2011.png (source : Wikipédia).

En noir, les circonscriptions gagnées en première voix par la CDU. En vert les verts, et en rouge pour le SPD.

À la proportionnelle pure, les mauvais résultats de la CDU lui permettraient d'obtenir 51 sièges. Mais elle a gagné dans 60 circonscriptions (69 aux élections précédentes), elle en obtient donc neuf de plus. Sans règle supplémentaire, ça lui aurait permis d'avoir la majorité avec le FDP et de conserver le pouvoir.

Le système de vote cependant ne s'arrête pas là, et permet d'avoir des mandats « de compensation ». Les créateurs du système de vote ont bien vus le piège, s'il est difficilement possible de virer un député élu directement, rien n'empêche de compenser cet afflux par des sièges supplémentaires pour les autres partis. C'est ce que fait le Baden-Württemberg : à chaque mandat supplémentaire, on donne un autre mandat aux autres partis (dont les sièges sont répartis à la proportionnelle).

En résumé, pour le Baden-Württemberg, on obtient ça (proportionnelle / avec mandats supplémentaires / avec mandats de compensation) :

  • CDU : 51 / 60 / 60
  • Grünen : 32 / 32 / 36
  • SPD : 30 / 30 / 35
  • FDP : 7 / 7 / 7

Cela permet une légère majorité Grünen/SPD, comme la proportionnelle pure en aurait décidée.

Le « soucis », c'est que si les mandats supplémentaires sont une constante dans les votes allemands (pour ce que j'ai pu en voir en tout cas), les mandats de compensations n'existent pas toujours ou pas toujours aussi efficace (un pour un) comme au Baden-Württemberg. Ainsi, en Schleswig-Holstein la droite a une majorité de sièges sans avoir une majorité de voix.

Au niveau fédéral, les élections pour le Buntestag ne comportent aucun mécanisme de compensation. C'est ainsi que la CDU/CSU/FDP ont une majorité de 21 voix au parlement, alors qu'ils ont obtenus 24 mandats supplémentaires. Une fois encore, ils n'auraient pas de majorité avec un mécanisme de compensation.

Ce qui me dérange pour la suite, c'est l'évolution des votes. Le système « première voix / seconde voix » fonctionne assez bien avec deux gros partis de droite et gauche, et quelques satellites. La CDU et le SPD ont ainsi obtenus tour à tour des mandats supplémentaires, et ces mandats confortaient ainsi une tendance générale. Pour obtenir des mandats supplémentaires, il faut tout de même ultra-dominer au moins un des Länder, ce qui n'est pas si simple. On obtenait ainsi en 2005 :

Germany_election_districts_2005.png(source : Wikipédia)

Grâce à sa domination au nord, le SPD obtenait 9 sièges supplémentaires. Grâce à sa domination au sud, la CDU 7.

En 2009 :

Bundestag_Wahlkreise_2009_Erststimmenmehrheit.png (source : Wikipédia).

À mon avis, on peut voir apparaître une Allemagne (au moins de l'Ouest, à l'Est les violets (Linke) resteront probablement en tête dans certaines circonscriptions) quasiment toute noire en 2013. En effet, les verts prennent de plus en plus d'importance et grignotent les voix du SPD. Sans compter Die Linke, qui disperse encore plus les voix « de gauche ». Sachant que dans de nombreuses circonscriptions, le « vainqueur » se joue à quelques pourcents, l'impact sera non négligeable. Dans une telle situation, il est très facile pour la CDU d'arriver en tête. Même si la CDU perd en voix, elle pourra ainsi se maintenir comme force de premier poids avec les mandats supplémentaires qu'elle obtiendra. Voir même gagner des députés dans certains Länder. Dans le cas d'une élection un peu serrée, il est clair que cet avantage sera décisif. Et récemment, toutes les élections du Bundestag étaient serrées...

C'est pourquoi quand je lis certains articles sur la possible survie de Merkel aux prochaines élections, je suis prêt à le croire. L'affaiblissement du SPD et la forte poussée des verts rendent une coalition Noire/Verte très probable. Tout simplement car il n'y aura pas d'autres choix (autre que la grosse coalition) pour obtenir une majorité au parlement.

dimanche 9 mai 2010

Merkel est NRW ?

Ce dimanche 9 mai avait lieu dans le Nordrhein-Westfalen (ou NRW) les élections régionales. Cette région était gouvernée depuis 5 ans par la droite, après 40 ans de domination à gauche. C'est donc plus ou moins un « retour à la normale » qui s'est opéré aujourd'hui avec la défaite des conservateurs et libéraux.

Une fois de plus, la chute de la CDU (droite conservatrice, parti de Merkel) ne s'est pas traduite par une remontée du SPD (socialistes). Les verts sont les grands gagnants, ils doublent leur résultat précédent avec plus de 12%. Et l'extrême gauche, Die Linke, confirme son implantation partout en Allemagne en rentrant dans un parlement régional supplémentaire. Cependant, l'entrée de Die Linke ne semble pour l'instant (les résultats ne sont pas définitifs) pas empêcher une coalition « rouge verts » (SPD et vert) pour gouverner.

Ce scrutin régional a une forte influence nationale. D'abord parce qu'un allemand sur cinq habite en NRW... Ensuite parce que le NRW, c'est 6 voix (sur 69) au Bundesrat, la chambre haute allemande. Et ce n'est pas proportionnel, les partis au gouvernement emportent l'ensemble de la mise. Cela fait perdre la majorité aux conservateurs et libéraux, et le Bundesrat a le pouvoir de bloquer énormément de lois (tout ce qui touche de près ou de loin aux revenus des régions, ou à leurs domaines de compétences qui sont définies dans la loi fondamentale allemande).

Ça sent donc le sapin pour de nombreuses réformes prévues, en particulier la réforme de la fiscalité. Il faudra que le gouvernement arrive à trouver des compromis avec une partie de l'opposition. La « bonne nouvelle » c'est que contrairement à ce qu'on peut lire dans les journaux français, il ne sera pas nécessaire à la droite de se mettre d'accord avec le SPD. Les voix des verts, qui gouvernent avec la droite en Sarre et à Hambourg, suffiront (parce que oui, le Bundesrat c'est compliqué...).

Et maintenant, c'est reparti pour un an. Les prochaines élections se dérouleront en 2011, avec le renouvellement de six parlement régionaux sur les seize que compte l'Allemagne.

lundi 8 juin 2009

Qui perd gagne

Curieuse ambiance en Allemagne ou la CDU, qui a perdu presque 6% de voix depuis 2004, crie partout victoire. La faute au SPD (ou aux votants, au choix :) ), qui à l'instar de son frère le parti socialiste s'effondre encore un peu plus. Cependant contrairement au parti socialiste, 2004 avait déjà été une année terrible, 2009 est pire, mais à peine. Le grand survivant du scrutin est la CSU, parti de droite bavaroise qui parvient à enrayer sa chute récente et à rester au parlement européen (faire 5% au niveau national lorsqu'on ne se présente qu'à un seul Land, ce n'est pas simple. Ils ont réussis à obtenir 7%, en baisse, mais ça suffit). Les Verts se maintiennent avec 12% des voix, pendant que les libéraux doublent presque leur score, en passant de 6% à 11%. Du côté de l'extrème gauche, Die Linke recule un peu en Allemagne de l'Est mais progresse en Allemagne de l'Ouest ou ils s'implantent scrutins après scrutins depuis quelques années. Au total, ils grignotent un grand pourcent en passant de 6 à 7,5%.

À Dresde en particulier la droite (FDP+CDU) progresse. À noter le parti pirate, qui s'il n'arrive pas à avoir un député comme en Suède, fait 2%, pour une première élection (bon ok à Dresde, mais 1,1% sur la Saxe, pas trouvé en Allemagne en général).

Pour les municipales Dresdoises, il a fallu attendre un peu plus longtemps vu qu'ils ont dépouillés les européennes en premier... L'extrême gauche recule violemment (il faut dire que à la précédente mandature, le groupe s'était scindé en deux, entre les « durs » néo-communiste qui refusaient de rejoindre Die Linke et les autres). Le NPD (extrème-droite néo-nazi) obtient deux sièges. Les verts font des scores ultra locaux impressionnants, avec entre 40% et 50% dans la Neustadt (quartier de la nuit le soir à Dresde). Je voulais faire un tableau pour résumer tout ça, mais le site de la ville le fait mieux que moi. Pour le résultat des européennes donné plus haut, je suis dans le bureau de vote 82300, ça fait déjà plein de listes que je n'ai pas pu voter étant donné quelles ont zéro voix... (mais c'est assez chiant à lire il faut bien l'avouer).

Et aussi, je n'ai pas trouvé les résultats parisiens, mais à Berlin les Verts manquent de peu la première place, à moins d'un pourcent de la CDU (bon cette première place serait purement symbolique, l'Allemagne est vraiment proportionnelle (bon ok c'est pas vrai faut faire 5%) pas comme en France qui a un système de scrutin construit pour écraser les petits partis). D'ailleurs c'est facile de savoir le nombre de députés en Allemagne, ils ont 100 sièges, donc un ordre de grandeur est facile à trouver rapidement... Il faut juste en rajouter quelques uns du fait des voix « perdues » des petits partis qui n'atteignent pas les 5%, mais ça ne change pas fondamentalement les choses.

dimanche 7 juin 2009

(Europa|Stadtrat)wahl

En ce 7 juin 2009 ensoleillé, j'ai été voter à l'école à côté de chez moi pour le conseil municipal et les européennes à Dresde. Vous vous souvenez peut-être de ma surprise l'an dernier pour ma première convocation l'an dernier. L'an dernier c'était l'exécutif communal (le poste de maire) qui était élu au suffrage direct à deux tours (tout le monde pouvait se maintenir pour le second tour, même à 0,5% des voix, c'est juste qu'au second le premier gagne, au premier il faut obtenir plus de 50%). Cette année c'est bel et bien le conseil municipal, avec le droit de vote pour les européens. L'accueil au bureau est très sympathique, j'avais peur de ne pas pouvoir voter pour les européennes vu que ce n'était pas inscrit sur ma convocation (on recevait les convocations avant la date limite de demande de vote en Allemagne... (ce n'est pas automatique pour les européennes contrairement au municipal pour éviter un double vote de chaque côté des frontières)), mais une simple vérification a suffit, ils avaient déjà rencontré le problème dans la journée.

Le vote en Allemagne est assez différent du vote français. Là ou les français utilisent un bulletin par candidat et une enveloppe, les allemands utilisent un unique énorme papier/bulletin. Dans l'isoloir est disposé un stylo et l'on doit cocher son choix. Pour les européennes c'était « presque » simple, seulement 31 listes, et une seule voix donc une seule case à cocher. Le parti pirate présentait l'une de ces listes, ainsi que quelques noms de listes qui m'ont surpris (une liste bavaroise notamment... Ou « Die Frauen », ce genre de choses). Pas de panachage de liste (réordonner selon sa préférence les listes, possible en Bavière par exemple). Pour les municipales c'était un poil plus complexe, car chaque votant a trois voix, qu'il répartit à son convenance. Je pouvais soit voter trois fois pour le même, soit répartir entre deux ou trois. C'est assez amusant comme concept et permet de nuancer lorsqu'on est pas certain de son vote.

J'étais enfin convoqué pour l'assemblée des étrangers à Dresde, mais je ne m'y suis pas rendu car d'une part ce n'était pas le même bureau de vote (et il était pas proche), et de plus je trouvais étrange de voter pour les municipales à la fois comme quelqu'un de local et comme un étranger (les européennes ont une double voix du coup, même si l'assemblée des étrangers n'a pas beaucoup de pouvoir son rôle est justement de représenter ceux qui n'ont autrement pas le droit de vote...).

Y'a plus qu'à attendre les résultats...

Ajout : et au passage, je signale que les machines à voter électronique ont été déclarées non constitutionnelles en Allemagne, aucune trace de ses aberrations par ici.

dimanche 15 février 2009

Petit complément

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Bundesrat, sans jamais oser le demander.

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Un peu de politique

Bon c'est pas forcément intéressant pour grand monde, mais après quelques discussions sur l'extrême droite, voici un peu de culture générale sur le système politique allemand.

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samedi 7 février 2009

Skat

Depuis le temps que je pensais le faire, voici un petit article sur l'un des jeux de cartes les plus populaires en Allemagne : le Skat (enfin populaire, un peu comme le tarot peut l'être en France quoi). C'est un jeu de carte cousin germain de la belote, avec un jeu de 32 cartes, 3 joueurs cependant.

Première petite feinte, les cartes ne sont pas carreau/cœur/pique/trèfle mais sont respectivement remplacées par Schellen/Rot/Grün/Eichel. Et il n'y a pas que le nom qui change, mais également l'apparence. Comme j'ai pas trouvé facilement d'images redistribuables sur Internet je ne vais pas pouvoir faire mieux que vous montrer les symboles disponibles sur Wikipédia (j'aurais voulu des images de cartes complètes, mais tant pis) ;

Pour débuter une partie, on commence par distribuer 10 cartes à chacun (2 lots de 3, 1 lot de 4, l'ordre n'est pas important) et 2 cartes au milieu. Il devient alors important de connaître la valeur des cartes pour pouvoir trier votre jeu. Mettez les valets de côtés, ils seront toujours de l'atout. Ce sont les cartes les plus importantes du jeu, dominantes sur toutes les autres. Leur « force » est dans le même ordre que les couleurs mises au dessus, Schellen le moins fort, Eichel le plus fort (le valet Eichel est donc la carte la plus forte du jeu).

Ensuite dans les couleurs, c'est comme à la belotte, As/10/Roi/dame/9/8/7. Et pour les valeurs en point, de même, 11 pour un as, 10 pour 10, 4 pour un roi, 3 pour une dame, 2 pour les valets (et oui même si les valets sont très très forts, ils ne valent rien). Une fois cela fait, va commencer la partie la plus déroutante du jeu, qui lui donne cette réputation de « difficile à comprendre ». On joue à 1 contre deux, le preneur contre la défense. Pour déterminer le preneur, on effectue des enchères. Pour savoir jusqu'à combien vous pouvez enchérir, il va falloir consulter (et comprendre !) ce tableau :

Skat_Reizen_fuer_Anfaenger.jpg

Dans les colonnes, la présence ou l'absence des cartes des valets correspondants. Dans la dernière colonne, le nombre multiplicateur auquel vous aurez le droit. Et ensuite, en dessous du tableau, la valeur de chaque couleur. Cette valeur est importante pour le choix de l'atout, après avoir gagné les enchères, vous choisissez l'atout dans la limite de vos points. Imaginons que vous ayez les valets Eichel/Grün/Schellen, vous gagnez un coefficient multiplicateur de 3. Vous pouvez donc dans tout les cas annoncer jusqu'à 36. Sauf que si vous le faites, vous n'aurez la possibilité que de choisir Eichel comme atout. Si vous n'annoncez que 27, vous pourrez choisir les quatre couleurs (3 * 9 ≥ 27, 3 * 10 ≥ 27, etc). On peut s'arrêter à tout instant si l'on ne souhaite pas prendre. Ces enchères permettent aussi d'évaluer le jeu de l'adversaire. S'il annonce 24, puis s'arrête, il voulait probablement prendre à Eichel avec un coefficient de 2. Vous avez le valet d'Eichel, il a donc probablement le valet Grün ! Et encore, ceci est un exemple simple.

Une fois cette phase, parfois douloureuse pour les débutants (surtout que sincèrement, ce tableau est l'explication la plus claire possible je pense, essayez de l'expliquer à l'oral pour voir...), le vainqueur de l'enchère empoche les deux cartes du centre. Il enlève ensuite deux cartes de son jeu (comme le chien au tarot), pour ré-obtenir le même nombre de carte que ses camarades de jeux. Il annonce alors la couleur de l'atout (qui doit bien correspondre à ce qu'il a annoncé en terme de points, sinon c'est tricher).

Le joueur à la suite du donneur commence la partie. Il n'existe qu'une seule règle, on doit toujours fournir si on le peut. Par contre aucune obligation de couper, de sur-couper, de monter à l'atout, rien de tout cela. Il faut par contre prendre garde, les valets sont de l'atout, quelle que soit leur couleur. Si quelqu'un joue de l'atout, vous pouvez/devez les jouer. En revanche si quelqu'un joue une couleur autre que l'atout, vous n'avez pas à les jouer sauf si vous souhaitez couper.

À la fin de la partie, on compte simplement les points avec les valeurs données plus haut. Il n'y a pas de 10 de der, donc on arrive à 120 points. Le preneur gagne la partie s'il parvient à faire 61 points, sinon il chute et les 120 points vont à la défense.

Voilà pour les règles « de base », qui suffisent globalement à briller en société. Il y a ensuite de nombreuses règles qui peuvent s'ajouter, avec par exemple :

  • Le jeu sans couleur d'atout. Les valets restent par contre atout (donc seulement 4 atouts dans le jeu). C'est une couleur à part entière lors des enchères, qui vaut alors 24 points
  • Prendre sans le Skat (chien), qui permet un bonus d'un sur votre coefficient multiplicateur lors des enchères
  • Le jeu à cartes ouvertes, qui de même donne un bonus multiplicateur pour prendre

Je finirais par dire que personnellement j'aime beaucoup ce jeu. Il a le rythme sympathique de la Belote, un certain intérêt à réfléchir au jeu des adversaires lors des enchères (et pas aussi bourrin que la coinche ou l'on connaît toutes les cartes ou presque avant le début), et les valets qui rappellent un peu les atouts au tarot (une valeur quasi nulle, mais une force de frappe incomparable).

En conclusion : moi j'aime bien :)

mercredi 29 octobre 2008

Adaptation

Après maintenant plus de 7 mois à Dresde, quelques petites adaptations dans la vie de tout les jours :

  • Je m'arrête la plupart du temps aux feux rouges
  • Je sais que deux heures, c'est équivalent à 110 minutes
  • Je trouve les bouteilles de 25cl ridiculement petites
  • J'applaudis en tapant sur ma table
  • J'ai toujours ma bouteille dans mon sac pour pas mourir de soif (bon moi j'ai de l'eau, je suis pas encore assez adapté)
  • Je vérifie la présence d'une consigne ou non avant de jeter la moindre bouteille
  • Ça me dérange plus lors d'un petit creux de manger une saucisse avec un morceau de pain et de la moutarde
  • Je ne met jamais mon pied sur un sol rouge sans avoir tourné trois fois la tête dans tout les sens
  • J'use avec violence (quand j'ai pas trop froid aux mains) de ma sonnette contre les piétons pas au bon endroit (les Français le prennent comme quelqu'un qui râle, les Allemands au contraire semblent trouver plus poli de signaler aux piétons qu'ils ne sont pas à leur place plutôt que de les contourner).
  • J'évite de rater le moindre panneau d'indication routière, conscient que c'est pas évident d'en revoir un jour
  • Mes horaires de repas ressemblent vraiment à rien
  • Je me méfie d'une bière sans mousse

Liste non exhaustive, certainement.

lundi 13 octobre 2008

Prinzen

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'un sujet de fond. Je pourrais raconter ma vie, expliquer les cours que je suis, donner mon avis sur la crise financière et ses impacts sur l'économie, mais non, il y a bien plus importants : les Princes. Vous m'avez peut-être déjà lu à ce sujet, en expliquant qu'ils étaient différents en Allemagne. C'est bien plus fourbe que ça, et j'en apporte aujourd'hui la preuve.

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dimanche 28 septembre 2008

Nouvelles du front

Aujourd'hui c'était les élections régionales en Bavière, premier Länder allemand en superficie et second en population (c'était aussi l'OktoberFest, mais c'est une autre discussion). Pour la petite histoire, la CSU, sœur de la grande CDU dans tout le reste de l'allemagne, est le parti de droite local. Il avait à lui seul la majorité au parlement de Bavière depuis 1962.

Et là le moins qu'on puisse dire c'est qu'il s'agit d'un grand revers électoral, avec seulement 43% des voix (contre 60% aux dernières élections), la CSU est en perdition. Et cela ne profite même pas à la gauche (SPD) qui continue de faire un score catastrophique et habituel dans ces contrées (en fait j'actualise : même s'ils ne volent souvent pas haut, c'est leur plus mauvais résultat de l'histoire). Cette élection est donc une très mauvaise nouvelle pour la grande coalition au niveau national, ça ne risque pas d'aider le gouvernement à trouver des compromis avant les élections législatives (et européennes) de l'an prochain. Seule consolation pour eux certainement, Die Linke, parti d'extrême gauche, ne parvient pas à entrer au parlement, ce qui aurait été une grande première dans un Länder comme la Bavière. Ils échouent de peu avec 4,7% (contre 5% nécessaire), ce qui change déjà énormément la donne électorale.

En bref les résultats pour ceux qui ça intéresse (avec en parenthèse les résultats d'il y a 5 ans) :

Les partis qui restent au parlement :

  • CSU 43% (60,7%)
  • SPD 18,8% (19,7%)
  • Verts 9,1% (7,7%)

Les partis qui entrent (qui reviennent en réalité) au parlement :

  • Freien Wähler 10,3% (4,0%) (un groupe qui se veut sans clivage politique. Je n'ai pas vraiment trouvé leur programme, l'idée générale est qu'ils interviennent pour améliorer la gestion locale. Ils n'ont aucune ambition nationale).
  • FDP 8,1% (2,6%). Les libéraux sont les alliés traditionnels de la CDU/CSU. Cependant ils sont dans l'opposition du fait de la grande coalition. Il est probable qu'ils entreront au gouvernement de Bavière.

Le reste qui n'est pas au parlement :

  • Die Linke, 4,7% (pas représentés aux dernières élections, le parti n'existait pas encore. Et pas de traces de leurs "ancêtres" non plus.)
  • 6,0% de voix à des partis divers (5,5% au total aux dernières élections)

Les enjeux politiques de cette élection concernaient aussi l'élection du président d'Allemagne, élu au suffrage indirect (et n'ayant que peu de pouvoirs). En effet le SPD a décidé de présenter un candidat contre le président sortant, et les quelques voix perdues par la CSU pourraient faire la différence l'an prochain. C'est la première fois qu'un président sortant se représente sans être certain d'être réélu.

lundi 14 juillet 2008

Au dela des clichés

J'ai récemment gagné suite à un questionnaire sur les listes de diffusion de l'ambassade d'Allemagne à Paris un livre de comparaison des modes de vies des deux pays. Je l'aurais pas forcément acheté de moi même, mais il est vraiment très intéressant. Il est écrit dans les deux langues, mais ce n'est pas un exercice de traduction, certaines choses sont expliqués dans une langue mais pas dans une autre. On ne perd cependant pas d'informations puisque ce sont des choses évidentes pour un originaire du pays.

Je l'ai trouvé vraiment très bien fait, peut-être manquant de contenu quand on s'intéresse véritablement à la vie des deux voisins, mais cela lui permet de rester à mon avis accessible à tous. Des institutions (et les quatre types d'élections municipales allemandes) à la vie familiale en passant par l'alimentation et la notion de ponctualité à la française, tout y passe. Quelques petits chiffres en passant, les allemands boivent 117 litres de bières par personne et par an en 2003 (contre 184 en 1870) alors que les français n'en boivent que 34. Contre toute attente ils mangent plus de fromage que nous en volume ainsi que 50% de plus de pain.

Dans un tout autre sujet ils produisent plus d'ordures ménagères, l'image de l'allemand écologique en prend un coup (certes ils en recyclent en proportion quatre fois plus que nous, mais tout de même). On y apprend également que la biodiversité est moitié moins importante en Allemagne, et j'en passe énormément. Si vous le croisez par hasard et que le sujet vous intéresse sans en être complètement passionné n'hésitez pas à le lire, il permet de comprendre pas mal de choses (et en tant que français je n'ai pas été choqué de ce qui est dit sur nos habitudes, le trait n'est pas grossi. Je pense qu'il en est de même de l'autre côté).

dimanche 11 mai 2008

Ich bin ein Dresdner

J'ai reçu hier dans ma boîte aux lettres un papier commençant par "Sehr geehrter Bürger". C'était pour une convocation aux prochaines élections municipales, le 8 juin. J'ai été agréablement surpris, comme nous sommes arrivés en mars nous avons les trois mois avant les élections nécessaires pour pouvoir voter. D'un coup honnêtement ça a un peu changé ma vision des choses, certes nous avons été relativement ennuyés par l'administration et compagnie au début, mais je suis aussi considéré comme un habitant à part entière de la ville. Ça responsabilise un peu, ça m'a fait plaisir d'être automatiquement prévenu et inscrit (du fait de l'inscription à la ville obligatoire il est vrai qu'il n'est pas nécessaire de demander une inscription aux listes électorales, un point partout sur les démarches administratives).

En plus je m'étais renseigné quelques jours auparavant sur la vie politique locale suite aux affiches que l'on commençait à voir fleurir un peu partout dans la ville. Je ne pensais pas que ça me serait utile pour autre chose que ma culture personnelle. Pour tout ceux qui pourrait penser qu'ils sont complètement fou de laisser voter des étrangers qui ne restent pas forcément longtemps (moi j'espère y rester un an de plus donc ça commence à compter :) ), c'est la culture allemande et leur système électoral à mon avis qui veut ça. Leurs élections étant fortement à la proportionnelle, les étrangers ne modifieront pas fortement le nombre d'élus de chaque liste. Par contre en France quand on voit que moins de 350 voix peuvent permettre d'avoir quatre fois plus de sièges, on peut s'attendre à un plus grand conservatisme (il n'y a pas de primes au premier ici, donc toutes les listes partent de manière individuelle. Bien entendu il est clair qu'elles ne cachent pas avec qui ils vont gouverner s'ils ont assez de voix. Mais le poids au sein de la coalition provient des électeurs, pas des discussions entre partis avant même le vote).

Ça c'était pour la petite parenthèse politique. Il va falloir analyser en détails tout les programmes et en discuter avec quelques allemands. :)

Pour des sujets plus légers, j'ai encore été surpris de la vitalité de la ville hier. Il faisait très beau, et nous avons été avec Jean et ses amis français de passage dans la ville. C'était une grande fête partout, avec des concerts en pleine rue à chaque nouvelle place. La gare a été complètement réquisitionnées pour des concerts d'intérieurs. Il y avait du monde partout, des marchants de nourriture tout les dix mètres. Ça m'impressionnera à chaque fois tout ces évènements, la ville est vraiment très très vivante. Autre point marquant de la journée, un petit groupe de petites filles qui jouent de la flûte/violon en plein milieu d'une grande place, ce qui leur permet vu de loin de jouer en public en s'amusant et en plus de récupérer un peu d'argent de poches. Je n'avais jamais vu ce genre de choses en France. Comme il fait encore très beau aujourd'hui cette fois ce sera bronzage sur les pelouses du bord de l'Elbe. C'est juste histoire de changer de pelouse, car bon des endroits ou s'allonger dans l'herbe y'en a un peu partout (mais les bords de l'Elbe sont vraiment impressionnants, une pelouse très large, toujours relativement pas mal de monde, encore un endroit plein de vie ;) )

jeudi 8 mai 2008

Du bist dran

En attendant le résumé complet du week-end du 1er au 4 mai, qui devrait arriver dans les prochains jours (en preview j'ai été visiter avec des français les villes d'Erfurt, de Weimar et de Iéna), il y a quelque chose qui me choque dans le coin. Je vois beaucoup trop de trèfles à quatre feuilles (juste en marchant j'en ai déjà trouvé cinq ou six). À Weimar j'en ai même trouvé deux avec cinq feuilles. En tant que grand défenseur des pelouses et des pâquerettes je m'en réjoui, mais une question me turlupine quand même : mais avec quoi ils arrosent leurs gazons... C'est pas possible d'avoir autant d'anomalies, ou alors j'ai beaucoup de chances en ce moment.

mercredi 9 avril 2008

Plus, minus, durch, mal

Aucun rapport avec le reste du billet, mais la version stable d'ocsigen, écrit en Ocaml vient de sortir en version stable. Voir la nouvelle sur linuxfr (il est parfois bon de rappeler que oui il est possible de programmer avec Ocaml).

  • Petit plus de la vie allemande
    • La tva sur les produits d'alimentation est à 7% (de bonnes économies sur les lasagnes)
    • Le vélo est très très développé, ça contraste avec la France (même si à Strasbourg y'a aussi :) )
    • Les cours commencent à la bonne heure et se termine jamais plus de deux minutes en retard
    • 0 frais sur le compte de la banque, même si doit y avoir une feinte lors de la fermeture (pour les étudiants)
    • Les carrefours sont souvent mieux étudiés pour la circulation, même
    • À la Mensa (resto U local) on ne paie que ce que l'on consomme. C'est à dire qu'on rempli une assiette de salade de fruits/tomates/fromage blanc/n'importe quoi, on pèse à la caisse et on paie au poids.
  • Petit moins
    • Gros gros moins : il n'existe nul part de robinets d'eau. Même à la mensa, aucune fontaine, aucune cruche. On peut uniquement acheter du coca/boissons en tout genre. Le seul moyen de s'hydrater et donc d'emporter une bouteille, y compris pour boire durant le repas. C'est un peu surprenant qu'il soit impossible de boire de l'eau dans un restaurant (universitaire de surcroît).
    • L'essence est encore plus chère qu'en France
    • Les vélos sont prioritaires sur les piétons dans la majorité des cas
    • Leur allergie à la carte bleue est parfois un peu lassante
    • L'administration, les procédures, la bureaucratie...
    • Ils ne mettent ni rideaux ni volets aux fenêtres
  • Petit mitigé
    • Les bouteilles en tout genre sont consignées. Ça permet des économies, mais oblige à transporter dans les deux sens les bouteilles et à gérer un peu tout ça
    • Ils vendent les yaourts à l'unité... Ok on a ainsi que les parfums qu'on apprécie et on peut beaucoup diversifier, mais c'est pas pratique tout les ports dans le sac...

En conclusion : le kiri aux herbes ne vaut clairement pas le kiri au chèvre (qui n'existe pas en allemagne)

Et en petit bonus la vue de ma chambre quand il neige (ça avait déjà bien commencé à fondre là ou il y avait du soleil, la photo date de 15 jours)

dimanche 6 avril 2008

Schwimmbad !

Samedi dernier nous sommes sortis un peu à la piscine. L'objectif était simple, partir tôt, revenir pour manger le midi. Pour savoir ou nous allions, Jean a obtenu un sac complet d'accueil de Dresde quand il s'est enregistré. À l'intérieur beaucoup de prospectus, notamment celui sur les piscines (je n'ai pas eu cette chance, du fait de mes légers soucis avec l'administration).

Nous réussissons la première étape du levé tôt, puis nous nous partons à pied (elle n'est pas très loin sur le plan).

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mercredi 26 mars 2008

Teuer ?

Je pense que ça dépend fortement de la zone d'Allemagne ou l'on se trouve, mais dans notre fin fond d'Allemagne de l'Est :

  • L'essence est plus cher qu'en France (actuellement le diesel est en moyenne à 1€31 le litre, en dehors de l'Autoroute, bref prix supermarchés, même si ici ils en vendent pas de l'essence)
  • Les produits d'alimentations de base me semblent moins cher, en sortant du Netto le ticket de caisse est souvent plus faible que ce à quoi je me serais attendu. Mais bon ça c'est plus du ressenti que véritablement statistique
  • L'alcool est moins cher, et de loin. On gagne bien 4€ sur une bouteille de Vodka par rapport à la France, et les rayons sont bien plus garnis. On peut ainsi facilement trouver de l'alcool avec des framboises à l'intérieur, de la liqueur de chocolat, de l'infâme Becherovka (alcool au goût de cannelle), mais là je sors un peu du sujet
  • Les transports en commun c'est bien plus mitigé. Globalement ça doit revenir au même.
  • Les portes-manteaux Ikea sont moins chers en Allemagne que en France (et je trouve que la différence dépasse un peu le seuil du marketingement correct)
  • Les journaux en français, c'est bien plus cher... (logique me direz vous) À l'occasion quand vous lirez LeMonde ou Le canard enchaîné par exemple, regardez les prix selon les pays de destination. Vous pourrez vérifier que l'Allemagne c'est vraiment cher, pourtant c'est pas loin...

Tout ça est à méditer, en gardant en tête que le salaire en Saxe n'est que de 75% du salaire moyen Allemand (et pourtant, la Saxe s'en tire mieux que les autres "nouveaux Länder").

Supermarket

Quand on est habitué au luxe des supermarchés français, l'Allemagne surprend un peu. Mais bon, on prend rapidement ses repères. Premier point, la concurrence semble bien plus importante en Allemagne. Le nombre de chaînes différentes est pour le moins impressionnant. Après peut-être que le capital de toutes les marques appartient aux mêmes personnes, mais bon au moins en apparence on a un peu plus le choix.

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