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dimanche 7 juin 2009

Mais arrête de m'interrompre un peu !

Le noyau 2.6.30 n'est pas encore sorti en version finale mais c'est déjà trop la fête. J'ai testé le noyau 2.6.30-rc8 mis en paquet par un développeur Debian pour l'architecture ARM (oui faut le faire à la main car ARM n'est pas compilé par défaut sur le dépôt experimental des noyaux Debian...). Et le moins que l'on puisse dire c'est que les résultats sont impressionnants. Je me plaignais depuis longtemps du débit avec les disques durs, et je fais donc les tests à chaque installation d'un nouveau noyau (à tout autre logiciel égal, le serveur étant laissé en Debian Lenny depuis sa sortie).

Résultats avant le changement de noyau :

(en raid5) Timing buffered disk reads:   46 MB in  3.00 seconds =  15.31 MB/sec
(en raid10) Timing buffered disk reads:   36 MB in  3.08 seconds =  11.68 MB/sec

Résultats après le changement de noyau :

(en raid5) Timing buffered disk reads:  110 MB in  3.04 seconds =  36.14 MB/sec
(en raid10)  Timing buffered disk reads:   96 MB in  3.01 seconds =  31.86 MB/sec

Plus du double, ça fait beaucoup de différence. Comme hier soir c'était également « jour de vérification du raid » (premier samedi du mois quoi...) j'ai pu sentir la différence. Si par exemple au mois d'avril les logs indiquaient :

 
Apr  5 18:51:31 floolf kernel: md: md2: data-check done. 

Aujourd'hui j'ai eu le droit avant le réveil à ceci :

 
Jun  7 09:15:18 floolf kernel: md: md2: data-check done. 

Dans les deux cas même heure de départ vers 1h du matin :)

L'explication de cette énorme amélioration se trouve en surveillant les interruptions. Sur les noyaux précédents j'obtenais des graphiques avec munin de plus de 1500 interruptions par seconde lors de la reconstruction du raid. Désormais ça plafonne à 150, réduisant énormément la part du processeur utilisée pour les traiter. Dix fois moins d'interruptions pour un travail supérieur, je ne dis pas non. Reste à savoir ce qui coinçait exactement et pourquoi cette optimisation possible n'avait pas été repérée avant... En attendant je remercie mille fois la qualité de l'équipe Debian en ARM et les développeurs du noyau.

mercredi 20 mai 2009

L'anonymat n'est pas un crime

Non ce titre un peu racoleur n'a pas de rapports avec l'évolution législative récente et à venir française concernant les télécommunications. Ça en est loin, mais c'est plus ou moins le fond d'un des cours que je suis à la faculté de Dresde, dont le thème est la protection des données personnelles et de la vie privée en générale. Vaste sujet en Allemagne, ou des scandales à répétitions n'en finissent plus d'apparaître.

L'ensemble des enseignants de ce cours sont forcément très engagés sur le sujet, mais également reconnus dans toute l'Allemagne pour leurs connaissances. Le cours de ce mardi commençait par des évidences toujours bonnes à rappeler sur la facilité de fichage grandissante. Deux exemples grands publics, la télévision et les journaux. Si la diffusion « à l'ancienne » par satellite ou hertzienne ne permet pas de savoir qui regarde quoi (et conduit à des instituts de sondages plus ou moins fiables, dont l'excellent film Free Rainer traite un peu), la télévision par IP permet très facilement d'établir un profil d'utilisateur et des émissions favorites, tout comme la télévision à la demande quel qu'en soit le genre. De la même façon, un acheteur de journaux en kiosque fournira bien moins d'informations sur ces goûts qu'un utilisateur de journaux sur Internet. Et ainsi de suite...

La suite était un peu plus technique avec la présentation du logiciel JAP, projet de recherche de la TU-Dresden. À la base c'était une preuve de la faisabilité de l'anonymisation des communications, désormais on peut je pense le considérer comme un logiciel complet. Contrairement à Tor ou l'utilisateur ne sait pas le chemin de ses paquets, JAP est plutôt déterministe, et il faut faire confiance aux serveurs intermédiaires qui s'ils s'associent peuvent bien évidemment retrouver qui fait quoi.

La partie la plus intéressante était pour moi la question du droit. Ils sont très pointus sur le sujet, et la loi allemande actuelle (bien qu'évoluant régulièrement...)leur permet en toute légalité de fournir le service sans conserver les données, hormis ce qui est explicitement mentionné. La bonne nouvelle c'est ça :

According to §113a Section 8 of the German Telecommunications Act it is forbidden to log any information about destinations and requested Internet pages. Therefore neither IP-addresses of contacted servers nor requested URLs will be logged.

Ils ont dans le passé déjà reçu des injonctions de la police leurs demandant des informations pour retracer les agissement de certains utilisateurs, jamais avec succès. Le logiciel est multiplateforme et devrait marcher sans trop de soucis un peu partout. Bien entendu, si comme Tor il permet un certain dégré d'anonymat, il ne protège en rien de l'utilisation des données volontairement publiées sur l'internet, et ne garanti aucune sécurité en dehors de la « zone de Mix ». Et en cas d'utilisation de protocoles en clairs, il suffit de se mettre en sortie du système pour attraper les mots de passe.

Mais ça c'est le sujet des cours de cryptographie. :)

vendredi 8 mai 2009

Petit tour dans le passé

Comme le temps passe vite, il faut parfois prendre le temps de faire une petite pause pour raconter ce qui s'est passé :)

J'en étais resté au début du mois d'avril et le retour du printemps. Nous avions profité de ce retour pour aller à Leipzig, la plus grand ville de Saxe quasi voisine de Dresde (la différence de population est négligeable, mais bon...). Leipzig est une ville complètement différente de Dresde, c'est relativement dépaysant. Déjà pas de fleuve au centre qui forge un peu la géométrie de la ville, mais plutôt des canaux ou il est possible de naviguer avec des petites embarcations. C'était ma seconde visite de Leipzig, j'y avais déjà été invité par une amie l'an dernier. J'aime toujours autant la ville, mon seul regret est la présence de trop nombreux bâtiments abandonnés qui sont magnifiques, alors que durant ce temps là on peut voir des chantiers pour des nouvelles constructions dont le goût est discutable... Pour des raisons économiques nous avons mangés le lundi à la Mensa locale, et ben c'était pas terrible.

D'un point de vue « visite culturelle » le musée de la Stasi est très intéressant. Il est gratuit et conservé comme à l'époque, des citoyens ayant fait le pied de grue durant des mois pour empêcher quiconque de faire le nettoyage. C'est l'un des rares centres de la Stasi ou tout a pu être conservé. Il est très pédagogique, avec des explications claires et de très nombreux documents d'époque. Malheureusement même en deux visites, il est impossible de tout lire. D'un point de vu global, quelques photos de l'an dernier sont depuis longtemps disponibles, mais j'en ai ajouté quelques unes.

Pour le passage au mois d'avril, les Erasmus-Initiative locaux organisaient une randonnée cycliste vers Meissen. Il suffit pour cela de longer le bord de l'Elbe, avec une jolie piste cyclable sur quasiment tout le long. Malheureusement plus un groupe est grand, plus la probabilité d'aller vite est faible (surtout quand l'itinéraire n'est pas forcément le plus court possible...). Nous sommes donc à peine arrivés aux portes de la ville qu'il fallait faire demi-tour. Pire, comme je l'ai déjà raconté, le retour s'est soldé pour moi par un accident de vélo, et un retour moitié à pied moitié en train. Pour des raisons administratives ma ré-inscription à la faculté n'était pas encore validée, je n'avais donc pas de transports gratuits, et il a donc fallu payer ma place et celle du vélo... Une bonne fin de voyage en somme... Mais bon le reste c'était super, et quelques photos bonus.

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Après ben c'était la rentrée, le retour d'une petite routine quotidienne, ponctuée de parfois quelques surprises comme la vue de Dresde depuis un toit. Et quelques (re-)découvertes à Dresde, Industriegelände de jour (c'est un quartier d'anciennes usines, réutilisées désormais pour faire des bars et des lieux de fêtes nocturnes en tout genre), des endroits de la Neustadt bien cachés, le retour du nounours qui fait des bulles, que du bonheur.

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On arrive déjà le 18 avril, ou nous avons été à Görlitz. Görlitz est une ville Saxonne à la frontière avec la Pologne. Historiquement, Görlitz a toujours une ville unique, jusqu'en 1945 ou lors du découpage de l'Europe il a été décidé que la rivière passant au centre de la ville deviendrait la frontière. Il est impressionnant de voir les traces de cette unité, mais en même temps l'énorme décalage actuel des deux côtés de la rive. Lors de la réunification allemande, Görlitz a été l'une des villes à toucher le plus d'argent pour sa rénovation, et cela se voit (sans compter qu'elle n'a pas été détruite pendant la guerre, elle). Du coup, le centre historique fait face aux tours et immeubles communistes du côté polonais. Le tout est relié par une passerelle construite pour l'entrée de la Pologne dans l'espace Schengen. Dépaysement garanti en traversant simplement cette frontière qui n'existe plus. Autant d'un côté je me sens presque chez moi, autant de l'autre l'ambiance change complètement. C'est une ville qui rappelle un peu l'histoire moderne en somme, regarder la ville de haut par image satellite et rechercher à quoi elle ressemblait avec 1945 par rapport à maintenant est également très intéressant. Si vous passez par là, je vous la conseille :) Et j'ai pris plein de photos.

Au soir de la visite de Görlitz un ami de l'an dernier revenait pour 24h à Dresde, l'occasion de faire le point sur l'évolution de la ville, l'avancée des travaux, et de passer une très bonne journée, y compris en se promenant un poil en Suisse Saxonne avec ses paysages toujours autant magnifiques.

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Et en parlant de Suisse Saxonne, on y retournait la semaine suivante pour un week-end organisé par les Erasmus-initiative (enfin, en plus, deux amis organisaient pour être précis...). On l'avait déjà fait avec Jean l'an dernier, mais les organisateurs étaient différents. Et clairement, c'était mieux maintenant. On a fait beaucoup plus de randonnées, beaucoup plus de points de vues à couper le souffle (avec parfois des belles émotions rien que pour monter sur les rochers), une ambiance bien plus sympathiques, en moyenne très réussi (va juste falloir se battre pour récupérer les photos...).

Le mois d'avril s'est ensuite terminé par le début du moi de mai (c'est plein de bon sens ce que j'écris non ?), avec la visite pendant ce long week-end européen d'amis rencontrés à Brest. On a visité de jours et de nuit la Neudstadt le vendredi, on est monté en haut du funiculaire avec une vue très sympathique sur Dresde le samedi, en continuant par la Altstadt et finissant la journée par un barbecue sur le bord de l'Elbe. Le dimanche il fallait bien que tout le monde rentre chez lui, j'ai profité de mon voyage à l'aéroport de Berlin pour aller un peu plus au nord et rester l'après midi à Berlin avec Isabelle et Harold. Malgré la fatigue, j'ai adoré voir des quartiers que je n'avais pas encore vu dans cette ville à dimension non-humaine. Merci à tous d'être venu :)

Et le lundi, ben j'ai dormi...

mardi 5 mai 2009

Ganz kaputt...

Le premier avril dernier, durant une promenade sur les bords de l'Elbe, je rencontrais avec violence un cycliste lancé à pleine vitesse, moi même n'étant pas lent non plus avec mon propre engin à deux roues motorisé par moteur musculaire. Si par chance aucun dégât physique majeur n'était à déplorer (et je continue de me juger vraiment très chanceux, nos deux têtes s'étant tapée, sauf que lui il avait un casque...), mon vélo ne s'en est jamais remis. Deux roues voilées et un pédalier tordu qui ne peut plus faire un tour complet, ça n'aide pas vraiment à rouler.

Par chance, une amie connaissait quelqu'un partant de Dresde prêt à me céder son vélo pour un simple billet de couleur principale rouge. J'ai sauté l'occasion, et j'en est pas été du tout déçu (il était presque mieux que mon vélo précédent...).

Sauf que, un abruti (pardon pour le gros mot) a attaché un jour son vélo avec le mien à la Mensa. Probablement pas de la malveillance, ça ressemblait plutôt à une étourderie. J'étais donc coincé, ayant le choix entre laisser mon vélo sur place ou attendre que la personne repasse détacher son vélo. J'ai choisi la première solution, ayant moult choses à faire ce jour là et étant attendu pour un rendez vous. Je n'ai ensuite pas eu le temps de tout le week-end d'aller le chercher, et tant pis pour moi, des rigolos ont trouvés drôles de voler la selle et les deux valves des roues.

Du coup je suis de nouveau piéton... Autant rachteter une selle pourquoi pas, autant trouver des valves sans la chambre à air ça ne semble pas très simple. Du coup le réparer risque de devenir plus cher que d'en acheter encore un nouveau...

Ça a été l'occasion pour moi de résoudre un grand mystère. À la louche, je me jugeais équidistant de trois arrêts de tramway (la loose, c'est souvent mieux d'en avoir un très proche que 5 pas loin...). J'ai vérifié sur Openstreetmap, et effectivement, la différence n'est pas énorme (c'est les jolies croix rouges...).

cercle_tram.jpg

La station gagnante reste dans les faits toujours Reichenbachstrasse, car la route est directe et ne demande quasi rien à traverser. Mais on peut qualifier la différence de minime...

Ajout : on me souffle dans l'oreillette que j'aurais oublié un arrêt, celui ci étant en fin de compte le plus proche de tous à vol d'oiseau...

cercle_tram2.jpg

mardi 7 avril 2009

Hadopi, ou encore un exemple d'urgence

Et oui, même en Allemagne, il serait dommage de ne pas parler de ce qui se passe en France, surtout que la France va bientôt être prise en exemple dans ce domaine. La commission mixte paritaire a fini de revenir sur les rares avancées introduites par l'assemblée nationale, je pense surtout pour être honnête au droit de ne pas payer la connexion internet quand on est coupé (car notre ministre est contre l'amende, mais faire payer un service qu'on ne peut plus utiliser semble moins la déranger...).

Ce qui me choque le plus d'un point de vue purement démocratique, c'est le pouvoir que cette commission paritaire a eu une fois de plus. Quand dans l'une des deux chambres des avancées sur les projets de lois déjà contestables du gouvernement sont approuvées, elles sont ensuite nettoyées par la commission mixte paritaire. Je pense notamment à la loi sur l'audiovisuelle, ou quelques bonnes idées du sénat ont été renvoyées dans le néant. Ceci n'est pourtant pas le fonctionnement « normal » de la démocratie française.

En toute théorie, un texte doit passer en première et seconde lecture dans les deux assemblées, puis à la rigueur en commission mixte paritaire sur convocation du gouvernement, puis un vote solennel ou en cas de différents persistants l'assemblée nationale a raison. Sauf que... Dans sa grande sagesse, la constitution française et les lois organiques associées permettent de faire voter « en urgence » (ou en accéléré, pour dire ça plus joliment) des textes, sur demande du gouvernement. Or aujourd'hui tout est urgence. Supprimer la publicité sur la télévision publique était une urgence. Voter une loi permettant de couper une famille d'Internet pour « non sécurisation de son accès » était une urgence (et puis tout le monde sait sécuriser son réseau, n'est-ce pas ?). Et ainsi de suite, la grande majorité des textes de lois actuellement examinés par les assemblées le sont en urgence.

Plus que tout le reste, plus que les énormités que notre ministre de la culture à pu dire pendant les débats, plus que le caractère liberticide et absurde de cette loi, qui ne permettra pas de trouver d'autres ressources pour financer les artistes, l'urgence permanente me choque. Quand l'exception devient la règle, les organes démocratiques ne peuvent plus fonctionner correctement, et il ne faut pas s'étonner d'avoir uniquement une poignée de députés présents pour voter une loi dont le résultat est de toute façon couru d'avance. Ce que j'espère, c'est que les nouveaux droits du parlement apportés par la réforme constitutionnelle (y'avais bien du positif dans tout ça...) amélioreront la situation. Notamment la modification de l'article 45 de la constitution, qui permettra aux assemblées de refuser la procédure d'urgence. Il faudra « juste » que les deux conférences des présidents des assemblées s'y opposent (et toutes les deux, sinon c'était trop simple). On peut toujours rêver...

samedi 4 avril 2009

der Frühling

C'est la deuxième transition hiver/printemps que je vois à Dresde, et elles se ressemblent beaucoup. La semaine dernière il neigeait encore, et pas qu'un peu, même si elle ne restait pas vraiment.

img_0972_bis.jpg

Depuis mardi en revanche je n'ai pas sorti une seule fois le manteau, même la nuit un pull suffit. Pas un seul nuage en vue, une température de 20 degrés, c'est le printemps ! :)

lundi 23 mars 2009

Bretonische Woche in Dresden

Cette semaine, c'est la semaine de la Bretagne à Dresde. Un nom un peu pompeux en fait, vu qu'il ne se passe pas grand et que seule une « élite » est au courant. Mais néanmoins, c'est le bon moment pour apprendre que la Bretagne et la Saxe sont des régions partenaires. Il existe en France et en Allemagne des associations des amis de ce jumelage.

Concrètement les actions me semblent encore flous et pas très très visibles. Mais cette semaine, diverses activités étaient organisés par l'Institut Français de Dresde en collaboration avec l'association de l'amitié Saxe/Bretagne allemande. L'excuse est la visite du Vice-président de la région Bretagne à Dresde, et cela donne des expositions d'artistes, une projection de film sur la Bretagne de 1936, et aussi un concert de musique Bretonne ! Nous nous sommes rendus hier à ce dernier évènement (dernier dans mon énumération, mais premier de la semaine, logique quoi).

La musique était jouée par Bran, un groupe établi à Pragues et principalement Tchèque. Le seul breton de souche est le chanteur, mais cela ne les empêchent pas de jouer de la musique authentiquement bretonne et qui rappelle agréablement les Fest Noz. Je les ai vraiment trouvés très bon, j'ai été nostalgique un bon moment une fois le concert terminé. Seul défaut, c'était un concert « assis », ce qui ne s'adapte pas vraiment au style de musique je trouve... (mais ça s'adaptait pas mal du tout au public, mais c'est une autre histoire).

Et du coup, quelques photos de Bretagne à la suite, la mer ça manque un peu parfois à Dresde (s'il ne devait manquer qu'un truc...).

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mercredi 18 mars 2009

La loi des séries

Il existe quelques hasards/circonstances dont les explications sont parfois dures à trouver. Ainsi, j'ai énormément roulé durant 6 ans (2 ans en conduite accompagnée) sans jamais être contrôlé, et j'aurais pu durant tout ce temps être en parfaite illégalité sans choquer personne. Puis est venu le jour, ou sur l'autoroute entre Strasbourg et Paris, j'ai été arrêté trois fois en deux heures (dont deux fois par la douane certes mais quand même)...

Dans le même registre, j'ai circulé durant un an dans les transports de Dresde sans jamais être contrôlé. Aujourd'hui, deux trajets tout ce qu'il y a de plus banal, deux contrôles des titres de transport.

La vie est étrange parfois.

dimanche 8 mars 2009

Alles gute ! (ou le temps passe vite)

Et oui, cela fait désormais deux jours que j'ai dépassé l'année à Dresde. Le 6 mars 2008 nous arrivions avec Jean le soir à Dresde, pour y emménager le lendemain. ironie de l'histoire, un ami de prépa aura emménagé le 7 mars 2009 dans cette même ville, que de choses ont changées durant cette année !

L'arrivée de cet ami m'a permis de faire un petit point sur mes connaissances de la vie Dresdoise, avec en bonus de fin de niveau la lutte contre les tramways qui avaient vraiment décidés de faire n'importe quoi toute la semaine (j'ai rarement vu autant de déviations de tous les côtés, avec des lignes de tramways qui passaient à des endroits complètement improbables par rapport à leurs trajets habituels). Au passage, j'ai découvert ou redécouvert pas mal de choses, il y tant de quartiers ou l'on passe une fois, mais qui ensuite, par habitude, on oublie de fréquenter. Ils ne manquent pourtant pas d'intérêt. Et même à des endroits ou l'on passe régulièrement, on oublie parfois de tenter de découvrir un peu en dehors d'un confort habituel (et pourtant, miam miam le Kebab, trop trop bon et trop cool comme endroit).

Au passage, j'ai vu l'Elbe plus haute que jamais (même plus haute que l'an dernier a la même époque), et en plus elle monte vite.

img_0942.jpg Hop le pneu dans l'eau.

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Bientôt l'eau sur le quai ?

img_0953.jpg

C'est tellement différent comme paysage de la vision en été, ou il faut l'imaginer deux fois moins large. Un peu comme juste au dessous, même si c'est pris d'un angle un peu plus haut (le pont en haut de la seconde photo est le même que celui pris sur la première).

Elbe ouest depuis Frauenkirche

Oui la météo était un poil différente...

Vivement le printemps et l'été, cela se réchauffe rapidement, mais encore bien trop de pluies à mon goût. Mais c'est fou comment le temps passe vite, je ne dirais pas que j'ai l'impression d'être arrivé hier, mais tout de même. Et je suis toujours aussi content d'être à Dresde, ce qui reste après tout l'essentiel. Et puis en plus être avec des gens dont il était complètement improbable de se trouvez ici ensemble, ça ne gâche vraiment rien :)

Rajout : j'avais oublié une petite photo, un peu à l'ouest de Dresde aujourd'hui (dans le « canton » de Dresde, mais plus vraiment la ville). Elle n'est pas de qualité terrible, mais je trouve le panneau vraiment très informatif.

Panneau dans l'Elbe

lundi 2 mars 2009

London

Pour la seconde fois de l'année, j'ai été faire un tour dans l'une des villes avec le plus de français au monde (paraît qu'ils sont quelques centaines de milliers, et clairement, sur place, ça s'entend assez facilement), gentiment hébergé par un ami. Fait notable, je n'ai vraiment connu aucun problème durant le voyage, rejoignant ma destination finale dans un temps tout à fait raisonnable (et de l'ordre de deux heures plus rapidement que la première fois...). J'y suis resté du jeudi soir très tard au dimanche après-midi.

Vendredi

Comme le vendredi c'est jour de travail, je me suis promené seul. Le soleil était au rendez vous (un temps presque d'été ! Surtout en partant de Dresde, ou la température était de 2 degrés...) j'ai pu dormir au soleil dans la pelouse du Saint Jame's Park. J'ai poursuivi la promenade à pied jusqu'au musée des sciences, en passant par Hyde Park et devant Buckimgham. Le musée des sciences est assez impressionnant et très complet. Il était trop grand pour être entièrement exploré en 2-3 heures, j'ai donc fait un peu le tri dans les expositions.

Parmi les endroits que j'ai préféré, je citerais sans hésiter l'histoire des mathématiques et des techniques de calculs. Il est très pédagogique, expliquant de nombreux concepts et leurs utilités, dont certains non triviaux. La vulgarisation des équations différentielles j'ai vraiment apprécié.

Explication des intégrales

Une explication des intégrales par le calcul de la surface sous la courbe

Surfaces d'équations Résultats d'équations sous la forme de surfaces.

En plus, ils ont des mécanos assez rigolos :

Mécano

Et d'autres vitrines assez sympas :

img_0913.jpg

La partie sur l'histoire des méthodes de calcul était également très intéressante. Depuis la décomposition des multiplications en séries d'additions simples, jusqu'aux super calculateurs, en passant par toute la série des machines à calculer. L'histoire est bien construite et très riche, on y parle également notamment de la difficulté d'obtenir des nombres aléatoires en informatique avec une ancienne énorme machine pour créer des nombres aléatoires. Du côté géométrie, ils ont de nombreux anciens outils de construction de formes géométriques et de dessins que je n'avais jamais vu auparavant.

Pas loin des mathématiques se trouvait le musée des télécommunications, ou j'ai été par contre assez déçu. Très peu d'objets (bon un gros commutateur téléphonique quand même...), et très peu d'explications de fonds. Hormis l'importance des télécommunications durant les guerres mondiales, c'est assez creux. Et encore on y parle même pas d'Enigma et de son craquage par les armées alliés. J'aurais mieux fait d'aller dans la partie maritime, ou je n'ai pas eu le temps d'aller plus tard. Cela ne gâche pas le reste que j'ai pu voir, comme l'histoire de la médecine, les objets technologiques dans nos vies selon les époques, les machines durant la révolution industrielle et enfin la conquête de l'espace. Le musée a lancé un Wiki sur les objets exposés, mais il est encore assez vide, Après une petite visite à la boutique, j'ai été rejoindre mon hôte et un autre ami qui arrivait de Paris.

Samedi

Le samedi la journée s'est surtout déroulée à Greenwich, pour changer de la ponctualité légendaire française (oui c'est nul comme blague).

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Outre la vue, le musée sur les recherches et l'invention d'un système portatif et fiable de la mesure du temps est intéressant. L'exposition des modèles est assez rigolote, ainsi que la démonstration des effets de la houle d'un navire sur une pendule traditionnelle à balancier (car si les anglais recherchaient à savoir l'heure, c'était bien pour pour calculer très facilement leur latitude lors de voyages maritimes, par le calcul du décalage entre l'heure solaire et l'heure indiquée par leur horloge).

En plus on y était à la bonne heure pour une démonstration du NTP de l'époque. À 13h chaque jour, après s'être lentement élevée, une boule rouge au sommet de la tour en haut de la colline chute pour indiquer au navire qu'il est exactement 13h, et ainsi pouvoir partir en mer en étant synchronisés. La chute en vidéo (860ko), attention c'est en ogg, lisible a priori avec tout bon vlc (vivement la balise <video> dans firefox).

L'après-midi nous avons visité le musée de la marine du même endroit, avec des parties plus ou moins intéressantes. Ça permet de réviser un peu son histoire, et de se souvenir du nombre de fois ou les anglais ont mis une raclée maritime à la France. Mais autrement, le contenu moyen n'était pas vraiment transcendant (à part l'exposition d'un super bolide maritime qui est assez impressionnant, et à la rigueur les vêtements de l'amiral Nelson qu'il est marrant de se dire qu'ils ont été conservés aussi longtemps, le contenu ne sortait pas vraiment du lot) (et on a toujours pas compris comment la balle qui a tuée Nelson en rentrant par l'épaule a pu lui perforer le poumon).

Les voyages aller et retour ont permis de passer dans le quartier des grandes tours des banques, avec des jolis canaux artificiels, clairement c'est assez classe. J'aimerais pas forcément y travailler ni voir le monde qui peut s'y affairer en journée, mais le week-end c'est rigolo à voir.

Dimanche

La journée du dimanche a été assez courte, c'est le jour ou l'on est parti le plus tard et je devais partir pour 16h afin d'avoir mon avion. On a tout de même pu voir une exposition sur un concours pour dessiner le futur bus de Londres avec quelques modèles assez sympathiques. Un amuseur public dans la rue nous a aussi fait passer un bon moment. Et une énorme pause en mangeant dans un bon restaurant, ce n'est pas désagréable non plus.

Le retour m'a semblé bien plus long que l'aller (la fatigue probablement). Notamment dans le train entre Londres et l'aéroport, je me suis endormi et réveiller en sursaut à plusieurs reprises, ce n'est pas très agréable. Grosse frayeur également à l'aéroport, ou mon avion est parti en retard, et je n'avais pas de marge à Berlin pour mon co-voiturage jusqu'à Dresde. Heureusement nous avons rattrapés en vol une bonne partie du retard, et la méthode de placement d'easyjet permet de pouvoir sortir rapidement si on le souhaite (suffit de marcher plus vite que tout le monde entre la salle d'attente et la porte d'embarquement lorsque la porte est annoncée, et hop on est dans les premiers à monter et donc à choisir sa place (si on exclut ceux qui paient plus cher pour monter en premiers bien évidemment, mais ils sont peu nombreux). Du coup j'étais pas loin de la porte pour sortir :)

D'ailleurs le co-voiturage est une expérience à renouveler de toute urgence. Je n'avais jamais vraiment regardé, mais l'aéroport Schönefeld de Berlin est au Sud de la ville, comme Dresde ! Du coup la sortie de l'aéroport mène directement vers l'autoroute en direction de Dresde, à 160km seulement. Autant dire que c'est très rapide, en une heure et quart on peut faire le voyage entre le parking de l'aéroport et la porte de ma maison, le tout pour un prix défiant toute concurrence. En plus les allemands sont très organisés avec un site très bien fait que tout le monde utilise. Il serait dommage de s'en priver.

En conclusion, un très bon week-end à voyager et revoir deux amis, et sans soucis de transports. C'est vraiment très cool :) J'ai même réussi à penser la tête dans le bon sens pour vérifier la présence de voitures sur la route pour traverser, c'est dire.

lundi 23 février 2009

Brücke

Sur le pont d'avignon, on y danse... Euh nan c'est pas ça.

Dans ma petite maison, le réseau n'est pas très très complexe. Nous avons une box au milieu du couloir, pour envoyer du WiFi dans les quatre chambres. Et hop, ça fait un réseau qui convient globalement à tout le monde. De mon côté ensuite, j'ai deux ordinateurs portables avec une connexion WiFi et filaire, un « serveur » avec une antenne WiFi externe (une clef USB quoi...), et une imprimante qui n'a pas accès au WiFi. En résumé, un superbe schéma :

reseau_dresde.png

Comme l'imprimante n'a pas le WiFi, et que le serveur fourni des fichiers en NFS aux deux portables (ouais le film en WiFi, c'est pas top top...), la connexion filaire est obligatoire. Par simplicité et pour conserver la configuration existante auparavant dans mon précédent logement, je n'utilisais pas le WiFi sur les deux portables et utilisait le serveur comme passerelle. Le tout de la façon la plus moche possible, avec du NAT.

  • Avantages ;
    • Ben ça marchait
    • J'avais rien à changer ou presque, juste brancher et configurer le WiFi sur le serveur,
    • Pas de questions de gestion des droits sur le NFS,
    • Je pouvais faire ce que je voulais avec les annonces DHCP sur mon réseau.
  • Inconvénients ;
    • Imprimante non accessible depuis le réseau WiFi,
    • Aucune mobilité (quand je déplace un portable, je passe en WiFi, et l'accès aux autres machines devient chiant),
    • Solution très moche.

J'ai récemment voulu changé pour une solution plus « propre », en unifiant les réseaux filaires et WiFi. Ma motivation principale était de pouvoir imprimer depuis le salon ou la cuisine, et ne pas être obligé de reconfigurer le réseau à chaque déplacement. Objectif donc faire un pont avec brctl, le serveur aurait retransmis tous les paquets qu'il était nécessaire de retransmettre sur les deux interfaces.

  • Avantages ;
    • Techniquement le plus simple (genre 3 commandes),
    • Le plus beau :)
  • Inconvénients ;
    • Ça justepasmarche...

J'ai tenté de le mettre en place, mais malheureusement sans succès. Après analyse, en fait l'arp ne passait que dans un sens du réseau. Ma carte WiFi USB ne semble pas capable d'émettre de paquets avec une adresse MAC qui n'est pas la sienne, ce qui est très balaud pour un pont.

En gardant plus ou moins le même plan, si la carte refuse d'utiliser une MAC qui n'est pas la sienne, et bien faisons lui émettre la sienne ! Un logiciel tout simple permet de le faire, parprouted.

  • Avantages ;
    • Pas besoin de sortir l'artillerie lourde,
    • Ça fait ce que je voulais,
  • Inconvénients ;
    • Publicité mensongère...

Ce que fais techniquement ce programme, c'est que lorsqu'il voit passer une requête arp, il rajoute une route vers cet host sur la bonne interface, et transmet la requête. Malheureusement, deux gros défauts. Le premier, pas forcément si grave, d'après ce que j'en ai vu il ne répond pas « proprement » lorsqu'il transmet une réponse arp. Plutôt que de répondre en unicast, il le fait en broadcast pour dire « titi à l'adresse toto ». C'est pas glop. Le second, bien plus chiant, les interfaces réseaux du « pont de niveau 3 » ne répondait plus aux requêtes arp qui leurs étaient adressées directement. Pas de bol... On oublie donc.

Du coup, par dépit, je l'ai fait à la main. J'ai décidé unilatéralement que les adresses ip finissant par 200 jusqu'à 210 seraient pour le réseau filaire. Les autres laissées pour le réseau filaire. J'ai ensuite mit la même adresse IP sur les deux interfaces du serveur. Le tout résumé dans un énorme /etc/network/interfaces :

auto lo
iface lo inet loopback
  # On réécrit l'arp qui doit l'être des deux côtés
  up echo "1" > /proc/sys/net/ipv4/conf/all/proxy_arp

auto eth0
iface eth0 inet static
  # .34 est l'adresse IP donnée côté WiFi par la box
  address 192.168.178.34
  netmask 255.255.255.0
  # La liste des IP côté filaire
  up route add -host 192.168.178.200 dev eth0
  up route add -host 192.168.178.201 dev eth0
  up route add -host 192.168.178.202 dev eth0
  up route add -host 192.168.178.203 dev eth0
  up route add -host 192.168.178.204 dev eth0
  up route add -host 192.168.178.205 dev eth0
  up route add -host 192.168.178.206 dev eth0
  up route add -host 192.168.178.207 dev eth0
  up route add -host 192.168.178.208 dev eth0
  up route add -host 192.168.178.209 dev eth0
  up route add -host 192.168.178.210 dev eth0
  # Tout ce qui n'est pas dans cette liste doit passer par l'autre côté
  up route del -net 192.168.178.0 netmask 255.255.255.0 dev eth0

# Configuration automatique du WiFi
auto wlan0
iface wlan0 inet dhcp
        wpa-conf /etc/wpa_supplicant.conf

Cette solution ne propage que l'unicast. Pour le DHCP, il fallait donc soit faire un dhcp-relay sur le serveur, soit reconfigurer le serveur DHCP. J'ai choisi la seconde solution, car la box ne permet aucune configuration des adresses distribuées. Ainsi côté fil, les IP attribuées sont bien entre 200 et 210.

  • Avantages ;
    • Une solution qui marche...
    • Elle permet la mobilité, je peux imprimer, y'a plus de NAT, la vie est belle
    • Je vois pas passer tout le broadcast bizarre des voisins :)
  • Inconvénients ;
    • Une configuration chiante. Mais très fortement facilité néanmoins par le /etc/network/interfaces et les outils Debian associés (et je les remercie vraiment...)
    • Les portables ne peuvent pas avoir la même IP sur l'interface WiFi et filaire
    • Sûrement pas la solution dont je rêvais.

Si jamais vous avez d'autres idées pour faire plus propre et qui fonctionne avec mon matériel, n'hésitez pas à le signaler...

Sans transition aucune, petit bulletin météo. Depuis une semaine, c'est assez marrant à Dresde. Il neige beaucoup durant la nuit, et tout les matins c'est tout blanc partout. Par contre la journée, tout fond progressivement, ce qui rend la vie des piétons affreuse. J'en ai d'ailleurs conclu qu'il y avait pire que le gel, c'était le dégel. Dommage que tout ça ne soit pas resté, on en aurait une belle quantité maintenant.

mardi 17 février 2009

Dépendances

Un peu par hasard je me suis demandé à quoi pouvait bien ressembler l'arbre de dépendance des paquets sur mes machines. Aptitude why et consort, c'est bien joli, mais visuellement, ça donne quoi ? KiBi m'a fait gagné énormément de temps en m'indiquant l'existence de debtree, qui fait presque ce que je voulais, mais paquet par paquet, et non pas l'ensemble du système.

Pour contourner le problème sans trop réfléchir, j'ai créé un paquet dépendant de tous les paquets installés manuellement, et ceci tout d'abord sur un serveur avec très peu de paquets installés (300 paquets au total, 80 installés « manuellement »). Je suis très content du résultat, même s'il faudrait un écran énorme pour le visualiser entièrement tout en restant lisible. Petit extrait du graphique :

floolf-extrait.jpg

Et comme c'est trop gros pour ressembler à quelque chose, la version réduite et en jpg (1,4Mo), l'originale en png (6,4 Mo).

debtree supprime naturellement les paquets comme libc6 dont beaucoup trop de paquets dépendent, ce qui a le bon goût d'éviter les points d'agglomérations évidents. Je n'ai pas encore testé toutes les options de debtree, mais il est probable qu'il soit possible de faire plus clair encore (l'option --condense par exemple...).

dimanche 15 février 2009

Petit complément

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Bundesrat, sans jamais oser le demander.

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Un peu de politique

Bon c'est pas forcément intéressant pour grand monde, mais après quelques discussions sur l'extrême droite, voici un peu de culture générale sur le système politique allemand.

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vendredi 13 février 2009

26er Ring

J'avais quelques soucis de compréhensions en lisant un peu la presse locale ainsi que les déviations de transports pour demain. Il était écrit « aucun transport à l'intérieur du 26er Ring ». Soit. Mais c'est quoi ce truc ? Une rapide recherche me fait arriver sur la page Wikipédia correspondante. Soit. On progresse, une ligne de tramway entre 1909 et 1990. Sauf que cela devait être trop facile de mettre un plan pour bien visualiser.

Je repars donc sur google Image, et j'arrive justement sur un plan, sur Wikipédia...

Dresden_26er_Ring_Karte.jpg

En résumé, les transports seront globalement paralysés, j'avoue je m'y attendais un peu. Mais j'en profite pour râler un poil, Wikipédia ne permet pas le transport de compte sur différentes langues. J'aurais bien modifié l'article, pour rajouter le plan (le plan existe, l'article existe, ça coûte pas cher de rajouter l'un dans l'autre...). Sauf que mon compte français ne fonctionne pas. Reste alors l'édition anonyme ? La dernière fois que je m'y suis résolu, ma version a mis quinze jours à être « validée », comme le sont les éditions anonymes sur la version allemande de Wikipédia. Bref c'est pas cool. Reste à s'inscrire, mais ça perd un peu l'idée du suivi des actions d'un utilisateur... M'enfin...

Ah oui, et toujours en lisant la presse, j'ai appris à dire « canon à eau ». J'espère qu'elle sera un peu salée, il est prévu -2 tout de même.

Ajout : j'ai mis un petit point rouge sur la carte tout en bas, c'est chez moi :)

mercredi 11 février 2009

Saint-Valentin

Ce week-end pourrait être pas mal de chose, la Saint-Valentin ou guiling mangera un tartare au saumon, la peut-être sortie de Debian 5.0 (Lenny), mais par chez moi cela risque surtout d'être un gentil concentré de tensions et de matraques.

Résumons l'affaire, Dresde, gentille ville allemande, est le symbole de la « barbarie » alliée durant la seconde guerre mondiale, avec des batailles d'historiens pour connaître le nombre de morts exacts (que l'on ne saura jamais), savoir si oui ou non ce bombardement était utile militairement, pourquoi avoir utilisé des bombes incendiaires, et tout un tas de choses dont je ne suis pas spécialiste. Pour plus d'informations vous pouvez survoler l'article Wikipédia français ou mieux l'article très riche allemand (et qui comporte énormément de référence). Clairement ce sujet est vraiment explosif et sensible, et ne laisse pas grand monde indifférent.

Pour revenir dans le sujet, ce bombardement a eu lieu du 13 au 15 février 1945. Tous les ans donc l'extrême droite locale (enfin, locale au sens très large) se regroupe dans les environs de ces dates pour une « marche funèbre ». En face, des contre manifestants (précaution d'usage : cet appel n'est probablement pas représentatif de la pensée de tout les contre manifestants) et ils seront nombreux (probablement plus nombreux que les « pas contre » d'ailleurs). Au milieu, des milliers de policiers. Je prévois que Dresde ne sera pas la ville la plus romantique de la journée, mais que par contre pour aller au restaurant le soir, il vaudrait mieux être accompagné...

samedi 7 février 2009

Skat

Depuis le temps que je pensais le faire, voici un petit article sur l'un des jeux de cartes les plus populaires en Allemagne : le Skat (enfin populaire, un peu comme le tarot peut l'être en France quoi). C'est un jeu de carte cousin germain de la belote, avec un jeu de 32 cartes, 3 joueurs cependant.

Première petite feinte, les cartes ne sont pas carreau/cœur/pique/trèfle mais sont respectivement remplacées par Schellen/Rot/Grün/Eichel. Et il n'y a pas que le nom qui change, mais également l'apparence. Comme j'ai pas trouvé facilement d'images redistribuables sur Internet je ne vais pas pouvoir faire mieux que vous montrer les symboles disponibles sur Wikipédia (j'aurais voulu des images de cartes complètes, mais tant pis) ;

Pour débuter une partie, on commence par distribuer 10 cartes à chacun (2 lots de 3, 1 lot de 4, l'ordre n'est pas important) et 2 cartes au milieu. Il devient alors important de connaître la valeur des cartes pour pouvoir trier votre jeu. Mettez les valets de côtés, ils seront toujours de l'atout. Ce sont les cartes les plus importantes du jeu, dominantes sur toutes les autres. Leur « force » est dans le même ordre que les couleurs mises au dessus, Schellen le moins fort, Eichel le plus fort (le valet Eichel est donc la carte la plus forte du jeu).

Ensuite dans les couleurs, c'est comme à la belotte, As/10/Roi/dame/9/8/7. Et pour les valeurs en point, de même, 11 pour un as, 10 pour 10, 4 pour un roi, 3 pour une dame, 2 pour les valets (et oui même si les valets sont très très forts, ils ne valent rien). Une fois cela fait, va commencer la partie la plus déroutante du jeu, qui lui donne cette réputation de « difficile à comprendre ». On joue à 1 contre deux, le preneur contre la défense. Pour déterminer le preneur, on effectue des enchères. Pour savoir jusqu'à combien vous pouvez enchérir, il va falloir consulter (et comprendre !) ce tableau :

Skat_Reizen_fuer_Anfaenger.jpg

Dans les colonnes, la présence ou l'absence des cartes des valets correspondants. Dans la dernière colonne, le nombre multiplicateur auquel vous aurez le droit. Et ensuite, en dessous du tableau, la valeur de chaque couleur. Cette valeur est importante pour le choix de l'atout, après avoir gagné les enchères, vous choisissez l'atout dans la limite de vos points. Imaginons que vous ayez les valets Eichel/Grün/Schellen, vous gagnez un coefficient multiplicateur de 3. Vous pouvez donc dans tout les cas annoncer jusqu'à 36. Sauf que si vous le faites, vous n'aurez la possibilité que de choisir Eichel comme atout. Si vous n'annoncez que 27, vous pourrez choisir les quatre couleurs (3 * 9 ≥ 27, 3 * 10 ≥ 27, etc). On peut s'arrêter à tout instant si l'on ne souhaite pas prendre. Ces enchères permettent aussi d'évaluer le jeu de l'adversaire. S'il annonce 24, puis s'arrête, il voulait probablement prendre à Eichel avec un coefficient de 2. Vous avez le valet d'Eichel, il a donc probablement le valet Grün ! Et encore, ceci est un exemple simple.

Une fois cette phase, parfois douloureuse pour les débutants (surtout que sincèrement, ce tableau est l'explication la plus claire possible je pense, essayez de l'expliquer à l'oral pour voir...), le vainqueur de l'enchère empoche les deux cartes du centre. Il enlève ensuite deux cartes de son jeu (comme le chien au tarot), pour ré-obtenir le même nombre de carte que ses camarades de jeux. Il annonce alors la couleur de l'atout (qui doit bien correspondre à ce qu'il a annoncé en terme de points, sinon c'est tricher).

Le joueur à la suite du donneur commence la partie. Il n'existe qu'une seule règle, on doit toujours fournir si on le peut. Par contre aucune obligation de couper, de sur-couper, de monter à l'atout, rien de tout cela. Il faut par contre prendre garde, les valets sont de l'atout, quelle que soit leur couleur. Si quelqu'un joue de l'atout, vous pouvez/devez les jouer. En revanche si quelqu'un joue une couleur autre que l'atout, vous n'avez pas à les jouer sauf si vous souhaitez couper.

À la fin de la partie, on compte simplement les points avec les valeurs données plus haut. Il n'y a pas de 10 de der, donc on arrive à 120 points. Le preneur gagne la partie s'il parvient à faire 61 points, sinon il chute et les 120 points vont à la défense.

Voilà pour les règles « de base », qui suffisent globalement à briller en société. Il y a ensuite de nombreuses règles qui peuvent s'ajouter, avec par exemple :

  • Le jeu sans couleur d'atout. Les valets restent par contre atout (donc seulement 4 atouts dans le jeu). C'est une couleur à part entière lors des enchères, qui vaut alors 24 points
  • Prendre sans le Skat (chien), qui permet un bonus d'un sur votre coefficient multiplicateur lors des enchères
  • Le jeu à cartes ouvertes, qui de même donne un bonus multiplicateur pour prendre

Je finirais par dire que personnellement j'aime beaucoup ce jeu. Il a le rythme sympathique de la Belote, un certain intérêt à réfléchir au jeu des adversaires lors des enchères (et pas aussi bourrin que la coinche ou l'on connaît toutes les cartes ou presque avant le début), et les valets qui rappellent un peu les atouts au tarot (une valeur quasi nulle, mais une force de frappe incomparable).

En conclusion : moi j'aime bien :)

lundi 2 février 2009

Norwegen

La neige étant presque complètement fondue à Dresde, j'ai profité de ce week-end pour aller en chercher en dehors de l'allemagne. J'aurais pu aller à Brest : s7301447.jpg

Mais la probabilité d'avoir de la neige était pas très élevée (et merci geekou pour la photo), j'ai donc choisi une valeur sûre en me rendant à Oslo. Le voyage, et c'est à noter, s'est déroulé sans accroc. Hormis un petit doute devant les distributeurs de billets pour le S-Bahn à Berlin qui ne prend pas de billets d'une valeur supérieure à 10€, et les télévisions annonçant les portes de décollage en pannes à l'aéroport qui ont provoquées quelques retards, aucun soucis (et un bug subtil, genre pas un écran bleu, mais juste des informations erronées/non complètes). J'en profite pour remercier les compagnies aériennes à bas coût, qui permettent de voyager pour des prix abordables (j'ai plus payé en train et correspondances qu'en avion, et pourtant je paie le train 50% moins cher en Allemagne...).

Enfin toujours est-il que je suis arrivé le vendredi vers 15h, et que pour la neige et le froid je n'ai pas été déçu. Au niveau de l'ambiance générale, j'ai été impressionné du respect que les voitures ont envers les piétons, elles s'arrêtent pour laisser passer en ville comme en pleine campagne. Et également par leur nombre de distributeurs de billets, on peut en trouver un toutes les 30 secondes. Mais ce n'était pas le plus intéressant de la visite.

Mon hôte m'a accueilli avec un bon nombre de produits locaux. C'était très loin d'être désagréable, pour avoir l'énergie nécessaire pour partir à l'assaut de la ville la nuit. Il m'avait prévenu, mais effectivement la moyenne d'âge dans les bars est assez impressionnante. On se sent jeune devant toutes ces personnes de 30/40/50 ans. Et les videurs à l'entrée, ben ça fait peur.

Cependant cette première journée était surtout l'occasion de beaucoup discuter, et de faire les premières découvertes de la ville. Mais la fatigue du voyage a vite rattrapée, donc peu de choses à raconter.

Le lendemain a été bien plus actif, avec la visite de la ville. D'abord petit tour par le port, pour revoir un peu la mer (c'est plutôt sympa après autant de temps à Dresde).

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Juste à côté du port se trouve une petite forteresse, qui est encore utilisée comme base militaire, avec des jolis gardes qui font certainement autant leurs rondes pour les touristes que pour être utiles. On y trouve des canons de toutes les époques, en terminant par des chars relativement modernes. C'est assez surprenant la facilité que l'on peut avoir à visiter tout ça, à comparer avec la carte d'identité obligatoire pour entrer dans une piscine sur une base militaire française...

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Une petite image bonus d'un garde qui patrouille (si si, le gant blanc qui dépasse de l'arbre est un garde en plein déplacement) :

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La suite de la visite vers le palais royal :

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Il est situé sur une colline, et permet ainsi d'avoir un petit point de vue sur les environs. Mais bon, soyons honnêtes, Oslo n'est pas une ville si jolie que ça. Certains bâtiments sont sympathiques, mais en moyenne l'architecture n'est pas exceptionnelle. La faim et le froid nous travaillant, nous avons été nous ressourcer en énergie dans une des rares entreprises qui affiche un bénéfice en augmentation de 80% en 2008, malgré la crise (pardon famille tout ça). D'ailleurs les steaks hachés y sont scandaleusement maigres là bas...

Après cette petite pause bien méritée, une petite visite aux canards du parc s'imposait. Ce parc est très particulier, mais en hiver il est vraiment sympathique je trouve.

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Et pour quand il fait chaud (même si la notion de « chaud » doit-être tout à fait relative) on peut y trouver une piscine de 50 mètres découverte, avec des toboggans et une fosse à plongeon. Ça doit multiplier encore le facteur sympathique de l'endroit. Par contre, parfois, la neige s'accumule un peu, et les escaliers sont plus que dangereux (des marches pleines de glace, il ne faut surtout pas s'arrêter pour prendre une photo on va dire :) )

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Je suis loin d'avoir tout vu de ce parc, mais il était en tout cas très agréable de se promener à l'intérieur. Je pense que nous y sommes restés bien plus d'une heure, et pourtant il y a certainement encore moult choses à découvrir. Mais la nuit approchait, et le froid finissait par se rappeler à mes orteils. Nous sommes donc partis au chaud dans un bus, afin d'aller sur une presque île d'Oslo (que l'on me pardonne, je ne connais pas son nom). Toujours est-il qu'on peut y trouver la ferme royale, mais aussi et plus intéressant une tonne de musée, et encore plus intéressant des plages avec de très beaux points de vue sur la rade (je les mettrai un jour sur la galerie photo, mais j'ai pas encore vraiment trié toute cette partie là). Voir de la mer gelée, même à petite dose, c'est tout de même assez impressionnant. Le manque de marée dans la baie est également surprenant, c'est à peine si les gens semblent s'en soucier tellement les mouvements sont faibles. C'est presque un lac salé...

Nous rentrons à la tombée de la nuit, en passant visiter auparavant une petite boutique vendant des produits comme des huîtres française, des boîtes ou il est écrit « Cuisses de canards », mais néanmoins pour y acheter du saumon cette fois. Après le goûter, C'est l'occasion de se renseigner un peu sur l'histoire du pays, qui n'est pas vraiment à l'honneur dans nos livres scolaires. Nous ressortons après un repas à caler un ogre, et je peux résumer cette soirée par le plus beau Bloody Mary que je n'ai jamais bu. Il est seulement deuxième au niveau goût dans tous ceux que j'ai pu goûter, mais il reste vraiment excellent, et puis, quel style ! La photo ne lui rend pas complètement justice, on voit mal le zeste de citron enroulé à l'intérieur du verre. Bref que du bonheur, il faut juste du coup ne pas être pressé d'être servi.

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Par contre il n'a pas l'air envisageable de rester très tard, la moyenne d'âge augmente vite, les videurs arrivent entre 22h et 23h, et comme la vente d'alcool est interdite au moins de 23 ans dans les supermarchés, je vous laisse imaginer la suite. Il est probablement imaginable de trouver un endroit ou entrer, mais plutôt que de tourner dans le froid nous préférons aller profiter d'un sommeil bien mérité.

La suite le dimanche, avec « la » journée de l'immersion culturelle. Nous commençons par la visite du musée Munch, Les contrôles de sécurité y sont dignes d'un aéroport, mais c'est assez joli, et gratuit pendant l'hiver (à notre grande surprise). Il se visite en un peu plus d'une heure, et valait vraiment le détour. Après un petit café, nous partons à la recherche de nourriture. Pour changer de la veille, nous trouvons un petit restaurant français, très très agréable, avec une ambiance qui rappelle vraiment la maison. Et leurs pâtisseries, même un peu secoués, restent très bonnes (un petit article bonus). Et pourtant, les prix restent complètement abordables, bref que du bonheur.

Nous continuons la journée par une sortie luge, accompagnés de personnes germanophones. Partir à Oslo pour faire de la luge avec des Allemandes, quoi de plus normal ? Malgré quelques petits soucis d'organisations, c'était très sympathique. La piste de luge est longue de quelques kilomètres, et ensuite le RER local remonte en haut (5-6 stations à parcourir, si ça peut vous donner une idée de la distance parcourue). Comme nous avions eu un peu de retard à la suite de la découverte du restaurant français (on pensait au début manger un sandwich), nous n'avons eu le temps de faire que deux descentes. Mais les paysages (dommage pas de soleil) sont magnifiques, et faire de la vraie luge sur une piste réservée à ça, c'est vraiment très amusant.

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Comme suite à ça, nous n'avions pas assez froid de s'être roulés dans la neige, nous rentrons sur une bonne partie du chemin à pied, par la route avec une vue magnifique sur la ville d'Oslo. Mais par contre, pour les photos de nuit, je ne suis pas encore vraiment au point.

IMG_0871.JPG

Nous dégelons au sens propre dans le train, puis rentrons pour changer quelque peu les affaires. Comme bien entendu je voyageais sans valise, on a fait avec les moyens du bord.

Le week-end se termine, et le réveil est assez dur le lundi matin. Mais aucun soucis de voyage au retour non plus (même l'IC entre Dresde et Berlin était à l'heure !), et 9h après le réveil j'arrive à Dresde, ou la neige a finie de fondre durant mon absence. La bonne nouvelle, c'est que les gens parlent de nouveau une langue compréhensible, ce qui n'est pas désagréable (même si soyons honnêtes, je n'ai pas souvent eu besoin de parler, du pur tourisme de visite, mais peut-on vraiment faire plus en un week-end ?).

mardi 6 janvier 2009

Les nuances de gris, ça flash sur le blanc

Pour une fois cette année, en hiver c'est l'hiver. Et cela pas qu'en France, mais bien dans toute l'Europe. Sauf bien entendu à Dresde. La preuve par nos voisins de palier qui viennent de sortir le bateau de plage pour profiter de la chaleur.

img_0591.jpg

Cette excentricité mise à part, nous avons frisés le -15 degrés en journée aujourd'hui. Il fait froid depuis le 30 décembre (source : un colocataire), avec des chutes de neige régulières. Et comme il fait suffisamment froid pour qu'elle ne fonde pas, ça s'entasse progressivement (malgré un beau temps relatif, comme aujourd'hui, mais quand il fait beau il fait encore plus froid). Première conséquence, ma petite voiture à qui j'avais promis un plein d'essence en soldes va rester sans bouger encore un peu, mettre des chaînes pour aller faire le plein ce serait un peu dommage.

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Bien entendu les services de déneigement font ce qu'ils peuvent (d'ailleurs c'est marrant il y en a de toutes les tailles, de la tondeuse customisé pour sécuriser les chemins d'une école, en passant par les énormes chasses-neiges d'autoroute). Mais ça n'empêche pas que dans ma rue, c'est pas encore ça.

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Mais je me plains pas, je n'avais jamais vu autant de neige (en dehors de vacances en altitude), et ça fait plaisir de boire un thé en regardant par la fenêtre les flocons tomber.

img_0583.jpg

Je n'ai cependant pas eu le courage de m'éloigner beaucoup des lieux nécessaires à ma vie de tous les jours. Je suis persuadé que certains endroits sont magnifiques à Dresde sous la neige, mais avec quelques degrés de plus ma motivation pour les voir augmenterait fortement (des prévisions optimistes prévoient entre -1 et -9 samedi, ça sera peut-être une excellente occasion de voir de beaux paysages).

vendredi 19 décembre 2008

VLC de noël

vlc.png À gauche, une icône de vlc lancé avant minuit. À droite, un VLC lancé depuis moins de deux heures.

J'aime bien, je trouve que ça change agréablement, dommage que plus de programmes ne fassent pas pareil.

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